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15/12/2006

Cascade.DEVOIR DE VACANCES 3

Cascade de CHORSIN ,la chute ! (suite devoir de vacance 2 et fin)

La vallée de chorsin.Les vaches étaient heureuses avec heraime.Et heraime était heureux avec elles.

medium_sauvain_126.jpgsuite du chat-pître 2

Allez,ho !!d’un petit coup d’aiguillon heraime venait de faire avancer les bœufs au milieu des deux roules de foin, pépé était déjà installé dans le char.

medium_np2006_137.jpg

Tcheu-là !!les bœufs stoppaient. Joseph avait enfourché la roule gauche et envoyait une bonne brassée de foin que pépé enroulait entre ses bras avant de la déposer au fond du char dans le vé des deux ridelles longitudinales en l'écrasant avec son genou droit.

 Jeannot faisant de même à droite. Joseph et Jeannot raclaient ainsi une dizaine de mètres.Heraime savait,à chaque fois, qu’il fallait avancer le char d’autant.

 Pépé, tiens toi, j’avance. Le cycle recommencait.Pépé déposait les brassées de l’arrière vers l’avant, en sept ou huit rangées le char était plein.

Pépé attrapait la perche de quatre mètres, faite d’un petit sapin de dix centimètres de diamètre, qui allait retenir le foin, enfilait l’encoche dans la ridelle verticale à l'avant.

Joseph lançait la corde par-dessus la perche à l’arrière du char et l’accrochait au treuil,vers les roues arrières, qui allait tendre celle–ci. On râtelait les deux cotés du char pour faire tomber le surplus qui se serrait perdu en chemin. On rentrait à la loge et Jeannot déchargerait le char par le petit fenestron, joseph et grand-père enverraient au fond de la fenière le foin qu’heraime allait empiler. Dieu du ciel, que de poussière et de toiles d’araignées j’ai avalées en entassant le foin sous les poutres de la grange. Et bien sur, après ces travaux ,il n’y avait pas de douche .A chaque fourchée de jeannot par le fenestron,heraime était dans le noir,à l'époque,le travail au noir,c'était cela.

 La sueur collait les brindilles séchées qui se cassaient dans le cou du petit René, piquant autant que les taons du dehors.

 Nous chargions de trois à quatre chars par jours, les après midi. Le dernier char, nous le ramenions a la maison de la riviere.

Ce jour là, la pluie menacait, et nous bousculions les bœufs avant que la pluie n’arrive.heraime qui se trouvait derrière le char voulu remonter à l’avant en courant du côté gauche, surpris par un bruit anormal ,muguet lança un terrible coup de pied qui envoya heraime deux mètres à l’arrière du char.

 Si Jeannot n’avait pas été la, personne n’aurait rien vu,heraime agonisait,incapable de retrouver son souffle.

 Plus de deux minutes s’écoulèrent avant que le petit René puisse dire une seule parole.

 Joseph, jeannot,pépé étaient blancs comme des morts et venaient d’avoir la frayeur de leur vie.

Reviens petit,reviens criait Joseph.

 Jamais ni ma mère ni mon père ne surent ce qui était arrivé ce jour là.

Se tenant le coté droit heraime était pressé de retrouver la maison de la rivière ou Génie et Josette se dépêchèrent de mettre une compresse d’arnica sur le coté droit du torax devenu  tout bleu.

Heraime alla se coucher, je sais que Joseph vint me voir dormir ,espérant qu’aucun organe ne serait touché.

 S’il me manque la vésicule aujourd’hui peut être y a-t-il une corrélation avec ce fait. Au petit matin Joseph fut soulagé quand il vit qu’il n’y avait pas de sang dans les urines du petit rené.

Il plut toute la nuit, et le matin aussi, jeannot était reparti avec la motofaucheuse pour couper l’herbe vers une autre loge qui se nommait : les gouttes.

 On coupait quand il pleuvait, ce qui donnait toute chance de rentrer le foin les jours de beau temps. Je me souviens d avoir gardé les vaches à cet endroit ,appelé les gouttes,  sous un terrible orage de grêle, abrité sous un gros rocher.

Joseph, maintenant de bonne humeur me dit : c’est dimanche, avec toute la pluie qui est tombée je vais à la pêche à chorsin, de la font-fort jusqu’à la cascade, tu veux venir ?Bien sur tonton, mais je ne sais pas pêcher.

 T’inquiètes pas, à chorsin j’ai deux cannes en bambou de cinq mètres il y en aura une pour toi et je te ferais voir. Après avoir ramassé chacun une pleine boite de vers, nous voila partis.

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 La rivière était belle, une eau forte et teintée.

Heraime et joseph de part et d’autre de la rivière s’approchaient à pas de loup, du premier trou. Joseph m’avait fait voir comment accrocher le ver.

Il me dit, tu descends l’appât au fond, tu relèves doucement, si tu sens un toc,  dans le poignet, c’est qu’une truite a engamé ton vers, tu relâches doucement et tu ferres trois secondes après d’un bon coup de poignet, comme ça, et je vis la première truite au bout du scion de sa canne.Je venais de comprendre pourquoi on appelait cette pêche,la pêche au toc.Heraime compris vite ces choses là. A cinq heures nous étions à la cascade.La partie de pêche prenait fin.Et les truites n'étaient plus mordeuses.

Heraime était loin de se douter qu'il  tenterait de faire de cette cascade une peinture quarante ans plus tard.

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Joseph avait treize truites,heraime pour sa première partie de pêche de sa vie en avait neuf .

Il ne se souvenait plus du coup de pied en vache (boeuf)de muguet, la veille.

heraime respirait l’air frais et vivifiant  de l’après pluie.

De nouveau Joseph continuait l'instruction de rené:les truites toujours dans un panier d'osier avec des fougères,jamais dans un panier en plastique,sinon dés qu'il fait chaud, elles deviennent vite avariées.Regarde là ces grandes tiges pleines de fleurs violettes,c'est de l'épilobe à petites fleurs,il y en à plein par ici,ça soulage les problèmes de prostate en infusion,mélangées à de l'ortie piquante ça règle les problèmes de vessie.

De retour à la maison de la rivière Génie et Josette allaient nous fricasser les belles tâchetées de points rouges. Les queues des fario se redressaient toutes seules dans la poèle.Heraime allait manger des truites succulentes au bon beurre de la baratte et ne pourrait plus jamais se passer de sa future passion pour la pèche.Les temps ont changés;heraime ne pêche plus aux vers,mais à la mouche avec une grande canne de sept mètres.

Ma vie de vacances se déroulait chaque jour comme un  long fleuve tranquille.

Ainsi se termine l’histoire de chorsin pour ces vacances.

Je peux ajouter que dans les temps anciens se trouvait à chorsin un ermitage avec des moines, avec une vierge noire,celle ci se trouve maintenant à champdieu,à deux km à vol d'oiseau de mon village ou je réside.Elle était réputée pour ses miracles.Elle fut transférée en 1715 de chorsin (commune de sauvain )à champdieu.(nous reparlerons de sauvain le 18 dec pour un article sur la tour eiffel )

Il y aura peut être une suite à mes devoirs de vacances,mais sur la montagne,dans les jasseries du gros fumé.Sous pierre-sur-haute.Si les souvenirs reviennent à la surface.

Commentaires

Belle histoire. Les cascades sont elles aussi très belles.Bonne journée.
laurence

Écrit par : laurence | 15/12/2006

j'attends la suite René.
Des grandes vacances bien occupées.
les animaux pour les enfants n'étaient pas encore dans les parcs animaliers ou les fermes pédagogiques!
Vive la campagne et ces paysans d'antan

tu me rajeunis de 50 ballets! merci pour ce bain de jouvence
bises
Simone

Écrit par : mone | 15/12/2006

Pas le temps de te déguster maintenant,je repaserai posément de te lire avec tj le même bonheur, Bisou, je mets le jus ? pour quand? Framboisine49

Écrit par : framboisine | 15/12/2006

Eh bien je n'ai pas le temps lire les précèdents épisodes et d'enregistrer entre tous les livres des blogueurs .
si je veux faire une encyclopédie ,il faut ralentir où alors je vais restée visser sur ma chaise ...
Bise Ninette

Écrit par : ninette | 15/12/2006

Voilà trois fois que maman me dit c'est huit heures et quart : Tout ça c'est parce -que j'étais en vacances avec René , très belle ton histoire , malgrè le coup de pied ! a bientôt pour la suite bises huguette !

Écrit par : macary huguette | 15/12/2006

et voilà que nous apprenons que nous aurions pu ne pas faire la connaissance de RM à cause d'un méchant coup de pied de boeuf en vache. La vierge noire à fait le miracle peut être pour permettre dans les temps futurs aux blogueuses et blogueurs de NT de connaître le phénomène. C'est que çà voit loin les vierge blanches ou noires...
BISOUS
bonne nuit
ANNIE

Écrit par : MAMINIE | 15/12/2006

c'est encore le mystère . La galantereie c'est de dire le jour de ton anniversaire avant les femmes. La galanterie se perd de nos jours ... non je plaisante c'est au mois de Février et j'aurais dû m'appeler Nestorine . Tu veux savoir le jour mais quand c'est la sainte Francine ou la Sainte Ninon comme aujourd'hui , tout le monde m'oublie après ce que je fais pour les copains .... J'en pleure et je boude ... Bises peut être Ninette

Écrit par : ninette | 15/12/2006

"Les fabuleuses aventures du petit René"...

Comme tu m'émeus( -Mé -MEUhhhh)ce matin !mais pourquoi vas tu taquiner ainsi le boeuf?

Continue petit René tes devoirs de vacances..je te mets 10/10.

Bises de al copine

Betty

Écrit par : Betty | 16/12/2006

Non , mon René, je ne t'oublie pas, seulement, je suis un peu débordée à gauche et à droite.Je viens de re, tu sais que tu as le don de faire vibrer les cordes sensibles;Ton récit me transporte vers les paradis des années de jeunesse, c'est un pur délice, et je comprends cette passion pour la pêche,les fario n'ont qu'à bien se tenir, la queue redressée comme ds la poelle!Et ces glissades de parler auvergnat donent encore plus de charme à ton récit,je viens de passer mes vacances avec toi,
Beau dimanche , mon jumeau, Fra49

Écrit par : framboisine | 17/12/2006

Bonsoir,

Un vrai régal que cette vie de gamin, à qui le grand père enseigne ce qu'il doit savoir. J'ai savouré cette jeunesse, ces leçons de choses et de pêche, cette vérité qui sourd de tout ton récit.
Dans le midi, j'ai aussi fait les foins, ratellés en cordes, et chargés à la fourche dans la charrette à ridelles, tirée elle par un seul mulet. Et c'est dans la finière, au dessus de l'écurie, que les brassées étaient passées par le fenestron. Et j'ai retrouvé dans ton récit le dos qui gratte, les brins de paille qui collent dans le cou, le nez pempli de poussière.

Et les truites fraîches, pêchées le matin et mangées à midi, avec la noix de beurre, quel régal.
Oui, elles arquaient dans la poele. Tu es riche de toute ta jeunesse, gamin d'Auvergne, et je crois que nous avons tous bien de la chance d'avoir connu ces plaisirs si simples qu'ils nous semblaient évidents.

J'ai passé deux bonnes heures en ta compagnie, écoutant ta fausse loufoquerie, cherchant des yeux ta mama et sa soeur dans la photo de la tribu, relisant ta pêche et la découverte de la source.

Merci pour tout cela.

Et attention désormais aux lombaires !!!

Le grillon admiratif

Écrit par : christian | 17/12/2006

Petit rectificatif mon cher christian,je laisse l'auvergne à crabillou et reviens dans le forez.Merci de ta visite,ça m'a fait très plaisir.

Écrit par : heraime | 18/12/2006

Dis,rené, on pourrait laasser un commentaire sur ta note LEPINE-EIFFEL?
Impossible! Mé K tu donc Fé?

fantaisie du jour?

betty

Écrit par : Betty | 18/12/2006

au secours, à l'aide, que personne ne bouge
on a volé la tour eiffel de st bonnet, où est-elle passée?
je l'ai vu ce matin, et hop disparue, quel dommage
j'espère que mon fréro va vite nous la retrouver...........

Écrit par : nanou | 18/12/2006

Bon, ras le bol avec ta note qui f.... le camp.

je voulais te dire qu'hier, en me promenant Place du Capitole à Toulouse, intriguée par un attroupement, je me suis approchée et j'ai pu voir une tour dont le socle était fait de 4 fers à boeuf, et,au dessus,un beau bovin avec écrit sur la panse ,en lettres enluminées:Le boeuf qui blessa St HERAIME!
Moralité: Il ne faut pas croire tout ce qu'écrit la copine!

Bises betty

Écrit par : Betty | 18/12/2006

meuh, meuh , mais c'est la tour Eiffel ; elle est bizarre . Moi la vache de Montbéliard qui n'est pas allée dans le gazon de l'Elysée . j'attends comme Charles ... attention le lait va cailler...
bises Ninette

Écrit par : ninette | 18/12/2006

J'arrive dernière, car j'ai mis un bon bout de temps à lire et relire ton parcours en Auvergne..J'ai appris notamment ..;que tu gardais les vaches, quel courage, moi qui en ai si peur.... Et surtout que tes souvenirs reviennent à la surface pour la poursuite de tes devoirs de vacances...quelle balade tu nous fais faire...



Bise à l'homme à la casquette...
hélène

Écrit par : hélène | 18/12/2006

BON d'accord , je ne suis pas très fufu, mais je comprends plus rien j'ai bien vu des photos de chez Monsieur L'épine, chez toi!....., bon j'espère que tu vas les remettres
bisou a+++
bonne nuit

Écrit par : mone | 18/12/2006

Un bon bol d'air qui sent bon les foins du temps passé, cela me rappelle des vacances en Espagne où j'ai fait les foins comme toi; là bas il y avait le rio pour se décrasser , de la bonne eau glacée qui pourtant finissait par te chauffer le dos! On me faisait travailler avec des bottes aux pieds , pour les vipères, et invariablement, quand je me réveillais le matin j'étais encore habillée et avec au moins une botte au pied !
bises au miraculé du coup de pied en vache.

Écrit par : josette | 19/12/2006

Tu as raison de le souligner, l'Auvergne s'arrête avant le Forez, de hautes montagnes nous séparent, même si nous avons eu la même vie.
Je n'ai pas eu la chance d'avoir un grand'père qui me donne des cours de pêche.
Mes grand'pères étaient morts, bien avant que je sois né !
La pêche, je l'ai apprise tout seul, dans le Chambaron.
Les méthodes étaient plus rudimentaires, mais redoutablement efficaces...L'homme est une loutre pour la truite !
Je viens de finir ton récit, la poussière me pique encore les yeux, je suis "tout mouillé de chaud", les grosses toiles d'araignée se mèlent à mes cheveux, et j'ai le temps de voir un gros rat qui coure sur les poutres, s'engouffre dans une fente, et se réfugie sous les tuiles...
Je respire à pleins poumons les senteurs de mon enfance...

Merci René, pour ce moment de bonheur...

Écrit par : Crabillou | 19/12/2006

Bon,crabillou,encore une fois tu ne suis pas,c'est pas grand-père qui me donnait les cours de pêche,mais joseph,mon oncle,le frère de mon père,sa femme eugénie était aussi la soeur de ma mère;quant à pépé lui il essayait de m'apprendre le nom des capitales ou des chefs-lieux de cantons.J'ai jamais rien retenu,c'est ainsi,heraime n'était pas fait pour les devoirs scolaires.il apprenait la vie, la vraie,celle qui n'est pas dans les livres, dans les plaines de bruyere,étendues comme celles du far-west,là haut sur la montagne.Bonjour à la belle auvergne et à ses belles auvergnates.

Écrit par : heraime | 19/12/2006

Heraime t'es trop fort ! désolée de rire quand il ne fallait pas... c'est tellement bien raconté ; c'est beau ! c'est terrible quoi ! c'est tout simplement génial... fameux conteur... bises de miche

Écrit par : miche | 27/12/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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