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22/02/2007

vacances 2-CHEZ MARIUS ET JEANNE

La mort du petit cheval.

DANS MON VILLAGE NATAL-CHEZ MARIUS ET JEANNE

Père avait du penser qu’heraime serait tout aussi bien à faire quelques travaux agricoles dans une ferme voisine du village plutôt que de glandouiller pendant les vacances suivantes après celles que j’avais passées à la rivière chez oncle Joseph et tante Génie.Marius et Jeanne qui portaient tous deux la cinquantaine n’avaient pas de fils assez grands pour les aider,seule une fille d’une dizaine d’année  pouvait prétendre garder le petit troupeau de vaches laitières.Marius était taillé comme Heraime,petit rablé ,costaud.Beaucoup plus costaud.

Heraime serait donc le bienvenu pour aider Marius,à faire les foins,les moissons et les autres travaux.

C’était un lundi,il avait plu,Marius avait attelé son vieux percheron d’une grande gentillesse et nous étions descendus à Montbrison ou Marius avait une vigne de deux mille mètres carrés de terrain sablonneux ou poussaient les ceps de gamay.

Son vin titrait allégrement le douze degré,et comme il possédait une bonne cave c’était comme dirait Crabillou,du bon, du bien frais.Marius ne ferait jamais endurer soif  le petit heraime contrairement  à un autre endroit dont il ne parlera jamais.

Pompon le percheron avait fait ses dix km.On lui avait enlevé ses harnais,donné son avoine et il se reposait près de la loge de vigne.

Marius attachait celle-ci avec des joncs que nous avions ramassés la veille près d’une mare.

Heraime appointait les feuilles qui dépassaient  les fils de fer tendus sur chaque rangée de ceps.

Heraime qui allait plus vite pour tailler que son patron pour attacher donnait donc la main à Marius.Après le repas de midi tiré du sac,nous avons repris notre travail jusqu'à quatre heures.

Il nous fallait penser à repartir et refaire les 10 km dans l’autre sens.

Alors que nous avions mis le licol et que l’on avait lancé le harnais sur les reins de pompon nous vîmes celui-ci s’affaisser sans bruit.

Marius compris immédiatement qu’il venait de perdre son vieil ami de toute une vie.

Un voisin avait vu la scène et vint en disant en patois :Bailla li de triol o li baillera de san.

Comme je ne sais pas écrire le patois comme crabillou,je vais traduire en français mon incompétence 

-Donne lui des trèfles ça lui donnera du sang. Hèlas,il n’y avait plus rien à faire pour pompon.

Marius appela avec l’aide du voisin l’écarisseur.Je ne me souviens pas bien de la suite,sauf que nous fûmes obligés de faire du stop pour rentrer.

Jeanne en nous voyant arriver en voiture venait de comprendre qu’un drame s’était passé.

Marius m’avait consolé en me disant –Pompon il a bien fait son travail,il était brave et docile,c’est sur je vais le regretter mais je vais en racheter un autre,on l’aura avant la fin de la semaine.

Heraime allait attendre avec impatience son nouvel ami. En souvenir de pompon et de blanchette la chienne,la peinture de heraime sur le classeur de mon ami lyonnaise.

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Commentaires

Pompom n'est pas oublié , ton tableau le fait revivre ! Une histoire qui a du choquer , pauvre cheval , ça doit faire de la peine de le perdre , loin de son écurie !
Bonne soirée , j'ai vu que j'étais sur la toile du moulin , merci ! huguette

Écrit par : macary huguette | 22/02/2007

L'enfance est belle par les souvenirs retrouvés.
Tu sais. Ces longs dimanches des enfants...
Tu as tes secrets j'ai les miens
Il m'arriva de voir un de ces dimanches
Une chose extraordinaire que Jules Verne lui-même n'aurait pu imaginer.

Je l'ai reçue en plein coeur
Cette image
La première fois que j'eus
Le mirage
D'un cheval volant au ras
Des nuages
------------
Le petit cheval dans le mauvais temps
Qu'il avait donc du courage
C'était un petit cheval blanc
Tous derrière et lui devant
---------------
Monsieur, Monsieur
Vous oubliez votre cheval
Ne laissez pas ici cet animal.
Il y serait vraiment trop mal
Monsieur, Monsieur, pour un pur-sang dans ce vestiaire
C'est triste de passer la nuit entière'
Sans même coucher dans un' litière
Comme il s'ennuyait
Et comme il bâillait
Je chantais pour qu'il soit sage
Comme il avait faim
Que j'n'avais plus d'pain
J'y ai donné un peu d'potag'
Monsieur, Monsieur,
Chose pareill' est anormale
Ne laissez pas ici cet animal
Vous oubliez votre cheval.
---------
immortalisé par HERAIME le cheval POMPON
Bisous et bonne nuit
ANNIE

Écrit par : MAMINIE | 22/02/2007

Heraime, sensible, drôle, tel qu'on l'aime. Elle est encore triste cette histoire et toi tu ne l'as pas oublié Pompom.. Comme tu racontes bien ! bisous de michou

Écrit par : miche | 22/02/2007

Le conteur Héraime a encore concocté un récit pour nous tirer qq larmes...Triste la mort du petit cheval,tu as dû avoir de la peine, coeur sensible que tu es...

Et en supplément, tu nous prête ta peinture...trop bon, ce petit René qu'on aime bien...

Bises du soir
Hélène

Écrit par : hélène | 22/02/2007

Ah les cheveaux de notre enfance,qui passaient la tète par
dessus la haie ,qui nous regardaient d'un oeil bienveillant
s'en aller à l'école,à pied,en horde, moitié transis,moitié endormis ....
Eux aussi ils allaient partir bosser,tirer les charettes,les
carrioles,ou tracer des sillons !! à+ héraime!

Écrit par : ventdamont | 23/02/2007

Comme je te reconnais bien là dans l'expression le vieux percheron d'une grande gentillesse.C'est "tout toi" René , celui qui nous émeut...

Raconte, raconte encore,parle nous d'autres POMPON..

Bisettes émues

betty

Écrit par : betty | 23/02/2007

Je t'ai marié à Roro... Quelle nulle ! je ne suis pourtant pas pour l'échangisme... bises à toi. Sans rancune. miche

Écrit par : miche | 23/02/2007

Coucou rené,

je crois que je me suis mal exprimée ,j' ai écrit une grosse bêtise..je ne te compare pas au percheron, mais c'est la description de l'animal ,ta façon d'écrire et de décrire que j'aime.

re-bises

betty

Écrit par : betty | 23/02/2007

Que tu te rassures Betty,même si heraime fait semblant de faire l'âne pour avoir du son,il avait parfaitement compris tes propos.bises ma copine

Écrit par : heraime | 23/02/2007

quel âge avais-tu ??... tes descriptions sont d' une précision...sans doute as-tu été très marqué par cette période de ta vie
bravo et bonne soirée
Ps : je ne savais pas que Roro et toi...tu raconteras prochainement j'espère !!!

Écrit par : henri | 23/02/2007

Pour répondre à henri,j'avais 16 ans,c'était en 1965.Merci de passer chez moi.Pour le reste on peut pas toujours tout savoir,d'abord Roro,c'est mon frère,enfin l'un d'entre eux.

Écrit par : heraime | 24/02/2007

ouf ! me voilà rassuré !!!
amitiés du matin

Écrit par : henri | 24/02/2007

comme quoi l'enfance, l'adolescence comptent beaucoup. Tu ressors tes souvenirs passés dans la campagne du forez avec les travaux qui en découlent. C'est triste la séparation d'un animal, comme Pompon.Comme j'aime les chevaux, c'est pourqoi j'avais été attirée par ta peinture, et ce n'est pas facile de peindre, joliment, la tête d'un cheval.Bonne journée René, amitiés.Renée

Écrit par : Renée | 24/02/2007

Salut l'ami,

J'imagine bien le travail de l'écimage sur la pente tournée au sud, cep après cep. Ici, en même temps, on enlève les jeunes pousses non désirées. On appelle ça " desmamer" la vigne.
Mais la mort d'un animal, si elle survenait à son heure, était vécue comme normale, sans sensiblerie.
J'ai plus souvent vu dans le midi les paysans se défaire d'un mulet jugé trop vieux pour le travail que le garder à l'écurie pour la promenade.
Alors, le Pompon, il a eu une belle mort.

Amitiés du grillon

Écrit par : christian | 24/02/2007

je lis, je relis,je re-relis, demain ,je te fais ma note critique, elle devrait être + que bonne!la nuit porte conseil, quel conteur tu fais, mon jumeau! Fra49

Écrit par : framboisine | 25/02/2007

Une histoire 'vraie' comme les enfants aiment ..

j'imagine un petit cercle ..autour du conteur

Écrit par : Marie | 26/02/2007

J'ai vu deux chevaux morts dans ma vie.

La première, car c'était une jument, tuée par un camion, sur la Natinale 144 (ancienne N143, tout augmente ma pôv' dame!).
C'était dans les années 70, je revenais de l'armée.
Fernand, le propriétaire m'avait demandé de lui donner un coup de main pour la tirer du fossé.
Elle s'était sauvé de la pâture avec son poulain.
Un abruti de promeneur, ou de pêcheur, avait laissé la barricade ouverte dans le pré, au bord du du Chambaron, vers Davayat.
Le poulain fut récupéré indemne, il a pu grandir jussqu'à ce qu'on l'amène à l'abattoir, car telle était sa destinée de "cheval lourd", la boucherie...
J'ai su ce jour-là ce que voulait dire "Lourd comme un cheval mort!"
Le deuxième, c'était le dernier cheval de travail du pays, il appartenait à Joseph Th.
Ce cheval, trop bien nourri et travaillant trop peu, a eu "un coup de sang", il est mort devant chez joseph, écroulé dans ses brancards.
Je revenais du travail.
Débarrassé du rateau-faneur et des harnais, il est mort en soufflant, malgré les soins du véto qui n'a rien pu faire.
C'était un jour d'été 83...Je ne sais pas son nom.

C'est toujours triste la mort d'un animal.

Écrit par : Crabillou | 26/02/2007

J'ai passé mon enfance dans une ferme mais j'étais terrorisée par les vaches.
Les chevaux étaient mes animaux préférés et j'ai vu 2 chevaux mourir à la ferme.J'étais triste.Je pense qu'à cette époque on appelait le véto souvent trop tard.Il me semble que la fatalité avait bon dos.Et tout était si cher pour les agriculteurs...
Quant au dernier cheval cité par Crabillou, c'était une"figure"auvergnate tout comme son maître.
Bravo pour ce texte si tendre.
Le traité de paix est-il signé entre L'Auvergne et le Forez? J'espère que non car vos échanges de Centraliens sont passionnants.Amicalement

Écrit par : Allier-née | 27/02/2007

Pourquoi dis tu de centraliens,heraime a fait de petites études,HEC seulement,les hautes études de chatelneuf, bon ,c'est plus vrai pour crabillou .A moins que tu voulais dire qu'on finirait en prison nous deux.Que je te rassure,on s'aime bien nous deux.

Écrit par : heraime | 27/02/2007

Les Centraliens sont les habitants du Grand Massif Central qui va de Chateaugay à Montbrison.J'ai compris que vous vous aimez bien.Mais vos "disputes " me font bien rire.
Si par malheur tu devenais centralien sans majuscule , il y a une très belle Centrale à Riom.J'irais te porter des oranges ou un canon de rouge., du bon, du vrai,de celui du village natal de Crabillou
Bravo pour HEC et Félicitations pour ton blog et tes peintures

Écrit par : Allier-née | 27/02/2007

pompom est mort d'une belle mort , il n'a pas connu la fin à l 'abbattoir qui guette tous ces serviteurs vieillis dont on veut encore tirer profit.Je comprends d'où t-est venue l'inspiration pour peindre ce beau cheval du tableau.

Écrit par : josette | 27/02/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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