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06/03/2007

CHEZ MARIUS ,le temps des moissons.N° 3

Chez marius et jeanne,le temps des moissons.

Nous allions commencer les moissons,il nous fallait (déchintrer) le tour des terres,c’est à dire couper à la faucille une largeur de 2 m tout le tour de celles–ci pour faire passer le tracteur et la moissonneuse lieuse.

Marius me fit voir et il ne me fallut pas longtemps pour comprendre.

Une faucille,c’est comme une faux mais elle possède des dents verticales en bois pour retenir les brins de blé ensemble.

Ensuite,une fois coupé,il nous fallait attacher ces gerbes.

Faire un lien n’est pas compliqué,prendre une quinzaine de brins dans chaque main et faire un nœud du côté des épis .

Tenir le lien ainsi fait à deux mains espacées de trente centimètres,le poser sur les genoux légèrement fléchis puis écarter vers l’extérieur les genoux .

Les deux mains en appui de part et d’autre des genoux tendaient ainsi le lien.

Posé au sol on couchait une bonne brassé de paille que l’on avait d’abord posée debout,en plein milieu du lien.

De la main gauche on attrapait la partie du lien qui était devant la gerbe,de la main droite on prenait la partie du lien entre nos jambes.

On torsadait l’ensemble en appuyant le genoux droit sur la gerbe pour serrer au maximum,on passait l’ensemble de la torsade sous le lien ainsi fait ;Voilà, vous venez de faire une gerbe avec heraime,ça m’en fera une de moins à faire.

Le tracteur pouvait passer et moissonner.Heraime suivait le tracteur avec la lieuse qui faisait des liens avec de la ficelle,et parfois,celle-ci cassait,heraime devait refaire des liens en paille.

medium_moissoneuse.jpg

Il faisait chaud,Le tricot de corps restait collé par la sueur.

Marius,fidèle à son habitude servait  toutes les deux heures un canon de gamay,du bon,du bien frais.Le tracteur faisait les trois terres que possédait Marius le même jour.

Le lendemain avec Pomponette,j’allais m’en donner à cœur joie.

J’attelais la laie (sorte de traîneau,fait de planches fixées sur deux chevrons au bout arrondis,cette plateforme faisait environ 2mx 3m).Je chargerai les gerbes à la main sur ce traîneau qui glissait à merveille sur les brins de paille coupés.

Pomponette était heureuse,elle ne sentait rien,c’était léger comme tout,rien à voir avec les tombereaux de fumier des jours précédents.Ensuite j’irai faire un petit plongeon (un tas ou l’on prenait trois gerbes que l’on plantait droites puis on posait  légèrement de biais en appui sur ces trois gerbes, en tournant autant de gerbes que la terre moissonnée en comptait.

Ce plongeon pouvait faire de 3 à 4 m de diamètre pour une hauteur de 4 bons mètres.

Arrivé en haut,heraime devait faire un lien qui relierai les dernières gerbes entres elles.Parfois aussi on mettrait le bandage en acier d’une roue de char usée à la cime du plongeon pour éviter que le vent n’emporte l’oeuvre.Heraime n’avait plus qu’a se laisser glisser sur les fesses jusqu’au sol.Quelques jours avant le jour de la batteuse Marius et heraime feraient la navette avec un char pour ramener toutes les gerbes à la ferme,pour en faire une maie,un ensemble composé de plusieurs plongeons.La batteuse serait postée au pied de cette maille

photos google

medium_03-mise-en-gerbes.jpg

énorme. 

Commentaires

Mais c'était du grand art tout cela. Je ne suis pas sûre que j'y serai arrivée tout de suite moi....et le soir tu devais bien dormir...
En te lisant je sentais des odeurs de paille chaude et je sentais les piqûres du chaume sur mes mollets.
Enfant, je suis allée me promener dans les champs fraîchement fauchés avec ma famille. Ce jour là j'avais une très jolie robe rose toute neuve...j'ai joué à me jeter sur les petits "plongeons" (j'ai appris un nouveau mot). Je faisais des plongeons dessus et c'était très amusant...mais je me suis retrouvée couverte de petites taches de graisse noire...et ma robe a été fichue...mais quel plaisir de se laisser tomber sur la paille.
Merci de faire revivre ces souvenirs et partageant les tiens.
Bonne journée - Bise

Écrit par : Anne-Marie | 06/03/2007

Oui et quand on liait avec de la paille,mouillée pour l'assouplir, surtout n'oublions pas les ..chardons..que l'on récolte avec plaisir maintenant,mais qui il y a plus de 50 ans étaient la couronne d'épines de nos bras..Puis l'eau fraiche du ruisseau,pour mouiller et rafraichir hos visages,et surtout nous désaltérer,eau de source toujours..La Plaine est au niveau du Drac..
amités jeanne

Écrit par : jeanne | 06/03/2007

Mais, mais, mais on moisonne déjà dans le Forez!!! ou bien tu as chopé un fumigène sur le casque...
super ta note, ainsi que la précédente, quel match de m.... je suis déçu pour le public et les téléspectateurs...

Amitiés

Jean Claude

Écrit par : Jérémie Ménerlache | 06/03/2007

j' ai essayé de faire tous les mouvements mais j' ai un mal fou à une épaule...la moisson à l' ancienne, très peu pour moi
cordialement

Écrit par : henri | 06/03/2007

MOn copain rené,je ne t'abandonne pas mais mon reportage en Birmanie me prend beaucoup de temps;.ce soir, je me repose..dans le foin...

J'ai du mal à faire le lien..et pourtant je m'applique...en espaçant bien mes mains de 30 cm..!mais comme je suis maladroite!! (Si Michel était près de moi,il te dirait!C BEN VRAI ça!).

Tu portes un trésor en toi!

j'espère qu'on va boire un bon coup au pique nique chez Huguette!

Bisous de la copine

betty

Écrit par : betty | 06/03/2007

Nom de Diou !

C'était pas du boulot pour les mauviettes les moissons !

Chez nous, on ne "déchintrait" pas, c'est de l'autre coté de la montagne qu'il y a des chintrés, chez nous, avant de passer la moissonneuse lieuse, on faisait "les passages".
C'est les riches, qui avaient une moissonneuse-lieuse.
Chez nous, la faucheuse était équipée d'un ensemble de lattes escamotables, qui se rabattait avec une pédale, quand le conducteur estimait le blé fauché à la valeur d'une gerbe. Les femmes suivaient, et liaient les gerbes avec un lien de paille.
Les gamins relevaient ces gerbes, et les regroupaient debout grains en l'air, par trois ou quatre.
Si la moisson était sèche, elle était rentrée dans les jours suivants.
Si elle était encore humide, on dressait les gerbes en plongeons, afin qu'elles sèchent encore un peu.
Seuls "les gros" faisaient des "Mailles",trois ou quatre au village, pas plus.
Les autres rentraient la moisson sous des hangars, ou dans les granges, où elle attendait Le Fiata et sa batteuse, René, Dré du Garde, Banane et les costauds du village...
La panique gagnait les basse-cours, l'heure du massacre était proche !
Mais ceci est une histoire que j'ai déja racontée.
Salut...

Écrit par : Crabillou | 06/03/2007

Moi aussi gamin j'ai connu cette ambiance !
Ce qui m'étonnait ,c'était la patience immobile des
canassons malgré chaleur,taons,mouches.....et puis les
odeurs de foin,paille ....Et les hommes courbés,en sueurs
bonne soirée RM

Écrit par : ventdamont | 06/03/2007

Jamais fait les moissons à la faucille. Les foins, oui, mais dans le coin c'est plutôt vigne et fruits. Un peu de grain pour les poules, mais je ne me souviens pas de grandes scènes de battage. Encore une belle et dense histoire vécue que tu nous bailles là. Un grand merci . J'apprécie.

Bonne continuation
Le grillon

Écrit par : christian | 07/03/2007

Ca mérite plus qu'une petite note (de blog)

ca vaut bien un bouquin ou au moins un cahier relié.

dominique

Écrit par : dmerlen | 09/03/2007

Désolé Dominique,heraime connait ses limites.Ily a des écrivains pour ces choses.bonjour chez toi

Écrit par : heraime | 10/03/2007

quelle moisson chez Heraime. ça foisonne de partout... bises de miche
J'attends que le minou décide de partir pour Habas... J''en profite pour te donner un coup de main

Écrit par : miche | 14/03/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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