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24/10/2007

Laisse beton-2

LAISSE BETON-2

La dalle était coulée et comme elle était bien sèche, nous pouvions dorénavant commencer à bâtir les murs extérieurs

Un camion venait de nous livrer cinq palettes de mœllons de 20x20x50 et les avait déposées sur la dalle.Jean et moi même, avec la brouette, répartirions ceux-ci sur le pourtour .medium_moellons_sur_la_dalle.jpg

.

Un autre camion venait de nous livrer 100  sacs de ciment de 50kg.Valery grimpait dans le camion pour nous approcher les sacs en vrac.Jean et heraime à tour de rôle déchargeraient ces sacs à une dizaine de pas plus loin, au sec.

On reprenait la bétonnière de 350 l et on faisait le mortier avec Jean.

 

Valery et Marius monteraient les arêtes extérieures des angles de la villa, le tour des fenêtres et des portes .De chaque arête, on tendait un cordeau calé avec deux allumettes pour laisser le jeu nécessaire à la pose des mœllons entre chaque arête.

medium_montage_des_murs.jpg

Heraime roulerait la brouette pleine de mortier et remplirait les caisses à gâcher.

De plus il ferait les joints entre les mœllons avec l’aide de sa truelle et de sa taloche (rigole pas Crabillou ,sinon je t’en tourne une ) pardon,j’ai pas fait exprès,d’autant plus qu’étant mon néné je lui doit le respect que j’ai tendance à oublier,à mon grand regret, parfois.

Arrêtons les digressions.

Sur certaines villas, il nous arrivais de monter les murs extérieurs en pierre, et Valery , le frangin me disait : pour gagner notre journée, à quatre, il faut monter un mur de 13 mètres de long par un mètre de hauteur,l’épaisseur du mur approchait 50 cm.

medium_moellons.jpg

Il est bien évident que plus le mur montait et moins on faisait de mètres carrés, car il fallait soulever des pierres de 30 à 50 kg et on perdait du temps.

 

En trois jours nous en étions au linteau des fenêtres.Il nous fallait coffrer le chaînage exterieur.Le coffrage,heraime aimait bien cela et il nous occupait une journée .On entendait le pan..pan..pan régulier du marteau sur les pointes de 70.

On le remplissait d’un grillage préfabriqué de 15x15.

Il nous faudrait une journée de plus pour le remplir de béton dosé à 350 kg/m3.

On passerait sur un autre chantier pendant trois ou quatre jours pour laisser sécher tout cela.

J’avais l’impression en terminant la phrase précédente de finir un gâteau.

Ou une peinture en cours de réalisation.

Comme quoi, monter une villa c’est travailler comme une cuisinière quand elle nous fait de bons petits plats.

Il y avait toujours de la bonne humeur sur notre chantier ou il n’était pas rare d’entendre heraime chanter (faux ,cela va sans dire, ) Marinella ,Oh corse ,île d’amour,ou Venise la belle .

J’avoue, j’ai oublié quelques paroles depuis le temps et la voix s’est cassée.

Les vacances d’heraime filaient comme un long fleuve tranquille.

Le soir la fatigue le faisait plonger dans les bras de Morphée à la vitesse grand V.

Seulement voilà, il y a un hic,heraime n’a jamais eu le plaisir de connaître le beau Morphée.

medium_morphée.jpg

Heraime faisait travailler son cerveau 10 mois de l’année à l’école et ses muscles 2 autres mois d’été. La tête et les jambes vous avez dit !!

 Vous avez tout faux,heraime n’a pas de tête ,une vraie passoire,mais les jambes touchent par terre heureusement car il a un ascendant en taureau.

Heraime allait passer 3 étés (1966 ,1967,1968 )sur les chantiers avec son frère et apprendrait les rudiments du métier de maçon ,ainsi quand l’heure serait venue,il pourrait monter sa propre maison.C’est ce qu’il fera en 1977,une dizaine d’années plus tard ,aidé de ses frangins.

Bon, je suis fatigué, j’ai plus l’âge, je vais me coucher en pensant à Morphée.

 

Mes rhumatismes se réveillent, les raideurs ont tendance à se  déplacer.

 Faudrait peut être reprendre ma bonne tisane d’ortie que j’ai quelque peu oubliée ces derniers temps.

A+

Commentaires

voilà le plaisir de retrouver les souvenirs si bien écrits de Héraime merci de nous les donner et on en " redemande" la" tête-passoire " n' a laissé passer que le bon - le pénible a pourtant bien être là quelquefois - amities à vous deux d'astrée

Écrit par : ngeorges2 | 24/10/2007

Avec la culbute...tes talents de conteur sont confirmés...Je t'imagine, le soir, en pantoufle, devant la cheminée où pétille le bon bois du Forez...tu racontes à tes amis blogueurs ton parcours de casse-cou...et ils t'écoutent, graves et attentifs en applaudissant aux meilleurs moments...

Hélas...ce n'est qu'un rêve....

A bientôt une autre histoire....


Bises
hélène

Écrit par : hélène | 24/10/2007

Bonjour Néné dont Crabillou est le néné.
Tes talents de conteur donnent l'impression d'être dans une
histoire dont Héraime est le héros.
Tu as tellement travaillé dur dans ta jeunesse que tu mériteras bien ta prochaine retraite.
Tu n'as jamais rencontré Morphée....Pas assez mondain peut-être , Héraime.....Je te souhaite de rencontrer Diane durant tes balades en forêt.....de futur retraité.
Quant aux rhumatismes, tu pourras aller t'amuser en cure pour les soigner .
bises d'Auvergne

Écrit par : Allier -née | 24/10/2007

Morphée...dévergondé, va!
amitiés quand même

Écrit par : henri | 24/10/2007

Tu sais Henri,on est jamais trop aidé dans la vie.Bien sur heraime ne mange pas de ce pain là.Bises à Roro,tu vois que je préfere quand même les femmes.Rien n'est perdu.

Écrit par : heraime | 24/10/2007

fais de beau rêve et prends de l'ortie pour les rhumatimes.
Bises d'Angelina

Écrit par : angelina | 24/10/2007

Re-dis-moi Heraime,
La chanson que tu nous chantais
La chanson de l'été
Dans le bleu du ciel du fores
Tu n'avais que seize ans
Moi, j'étais encore un enfant
Et la nuit qui venait
vous avait pris pour des maçons
Toi, Hairaime, tu chantais pour eu
Le vent mêlait tes cheveux
Et je ne sais plus très bien pourquoi
Nous avons fermé les yeux
Souviens-toi, hairaime
Nous avons attendu le jour

pour rire de ma bétise

mes excuses à l'auteur de la chasson que mon père chanté sur les chantiers de maçonerie
salut l'ami
Claude

Écrit par : nunus63 | 25/10/2007

BONJOUR mon René... j'arrive après avoir été totalement déconnectée... marre.. j'ai du retard.. et je vois que tu me fais toujours sourire et rire quand tu racontes.. Tu es incroyable.. Toujours des notes intéressantes bien sûr.. Je viens de cliquer sur le beau mec .. (chut !)
Bises de miche à la frangine également et à ta petite femme

Écrit par : miche | 25/10/2007

Bon!!! je remet mon voyage dans le Forez à une date ultérieure, puisque tu reçois les gens avec pelles, pioches ou autres outils de tortures...
Amitiés.

Jean Claude

Écrit par : Jeremie Menerlache | 25/10/2007

La chanson de Nunus 63 a des chances pour l'eurovision et rendra Héraime et Nunus encore plus célébres.L'original , de niveau inférieur ,avait gagné l'eurovision en 1964 , année de mes 20 ans.
Bravo à Nunus, Héraime et tous les maçons.A+

Écrit par : Allier-née | 25/10/2007

Suite au commentaire laissé sur mon blog (note sur les géants du nord) :

On ne mesure pas les grands hommes par leur taille, mais par ce qu'ils ont fait.

Bonne soirée,

Chap'

Écrit par : Gérard | 25/10/2007

tu nous fait aimer la vie, rené, merci pour tes récits ! et celui là en particulier : j'aimerais avoir du talent dans mes mains et savoir le raconter !

amicalement
Béatrice

Écrit par : beatrice | 25/10/2007

toujours du plaisir à te lire
bises de mamedjo

Écrit par : josette | 25/10/2007

Il était une fois
Tout là-haut sur un toit
Un maçon qui chantait sa romance
Ce fait n'a l'air de rien
Vous allez voir comment
Un p'tit fait peut avoir d'importance
Comme il me reste à vous prouver comment
Je vais commencer par le commencement

Refrain:
Un maçon
Chantait une chanson
Là-haut sur le toit d'une maison
Et la voix de l'homme s'envola
Pour se poser par là
Comme un oiseau sur la
Voix d'un autre maçon
Qui reprit la chanson
Sur le toit voisin de la maison
Et ainsi commença l'unisson
De deux maçons et d'une chanson !

De maçon en maçon
De pignon en pignon
Et de rue en ville et en village
La chanson prit son vol
Et dans sa course folle
Accrocha tous les échafaudages
Le bon vieux curé se mit à danser
Parce que dans le pays tout entier

Mille maçons
Chantaient une chanson
Tout là-haut sur le toit des maisons
Ça leur donnait du cœur au boulot
Les matériaux tout seuls
Semblaient monter tout seuls
Et les maisons
Poussaient comme des champignons
Ça faisait la joie des compagnons
Qui chantaient avec tout les maçons
Tout là-haut, sur le toit des maisons

De chantier en chantier
Tous les corps de métier
Travaillaient et chantaient en cadence
Le soleil dans le ciel
Trouva tout naturel
De rentrer à son tour dans la danse
C'est alors qu'il m'est venu cette idée
Vous n'en ferrez que ce que vous voudrez

Si tout l'monde chantait comme les maçons
Si chacun apportait son moëllon
Nous rebâtirions notre maison
Qui deviendrait, Bon Dieu
La Maison du Bon Dieu !
Notre chanson
Serait la plus belle des chansons
Et quand viendrait la belle saison
Nous serions des millions de maçons
A chanter sous le toit d'nos maisons

une chanson faite pour toi .....
Bon dimanche
BISOUS
ANNIE

Écrit par : Maminie | 28/10/2007

Merci ANNIE,toujours de belles chansons et j'avoue que celle-la ,je ne la connaissais pas.Bises

Écrit par : heraime | 28/10/2007

J'ai lu avec beaucoup d'interet, mais peu de plaisir ce qui me rappelle mon ancien métier. J'ai commencé dans la maçonnerie à 14 ans, à l'époque (années 60) où on faisait 35 h par jour(j'exagère ) c'était trop dur...aussi maintenant je suis plein de douleurs et de problèmes. Enfin! c'est ainsi . Allez salut et à + Amicalement Marcel

Écrit par : marcel | 29/10/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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