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22/02/2008

Dernier devoir de vacance -juillet 1970

-Heraime venait de passer son bac pro et avant de trouver un travail stable était bien décidé  à faire de ses vacances justement un dernier devoir de vacance

Une entreprise de serrurerie embauchait des petits jeunes au mois de juillet à Champdieu,tout près de Montbrison .

Il y avait une vingtaine d’ouvriers, et trois patrons ; trois frères.

Comme d’habitude dans ces cas là, il y en  deux de trop.

 René, l’aîné, un bonhomme rondouillard, pas gracieux, mais juste, était le chef n°1, il s’occupait de la gestion. Lucien le second avait son équipe, puis le plus jeune,André avec lequel j’allais travailler un mois avec la deuxième équipe.

Heraime allait apprendre à se servir de la plieuse cintreuse, du chalumeau, et du poste à souder.

photos google

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Certains ouvriers ne voyaient pas d’un très bon œil l’arrivé d’un jeune scolaire.

Ah ces jeunes, ça croit tout savoir et ça ne sait rien.

Or, l’un des beaux frères des trois chefs, grande gueule, n’étant pas très aimé des autres ouvriers voulu en quelque sorte bizuter notre heraime en lui faisant voir comment on faisait un escalier en colimaçon. Heraime rigolait doucement en le voyant faire un peu au hasard et lui démontra par le dessin ce qu’était la géométrie descriptive dans l’espace. Je me fis ce jour là beaucoup d’amis, et bien sur un ennemi.

On faisait 50 heures par semaine en travaillant le samedi.

 J’aimais bien André, on travaillait, mais on prenait le temps de rire, on partait parfois sur des chantiers pour rénover des wagonnets dans des verreries.

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Il y faisait une chaleur impitoyable et on suait à grosses gouttes d’autant plus qu’on était en juillet.

 Les wagonnets tous tordus étaient redressés, ou recoupés, rénovés, ressoudés directement sur leur lieu de travail.

Quand heraime laissera la bande d’amis avec lesquels il travaillait, il se souviendra longtemps de ses mains rugueuses pleines de micro-coupures, incapables de caresser la peau tendre d’une jeune fille.

 Mon grand frère Raymond, mon parrain, travaillait dans l’usine, ou heraime allait passer 38 ans, il me fit entrer dans celle ci après un examen de passage.

 A cette époque, inutile de chercher loin, pas besoin de courir après le travail, c’est lui qui nous rattrapait .

Au mois d’août Heraime allait encore faire  4 mois de montage dans cette entreprise,executer son service militaire,et reviendrait pour faire toute sa carrière au bureau d’étude comme dessinateur en construction mécanique. A+

11/01/2008

LAISSE BETON 3-SUITE ET FIN

Une fois le chaînage terminé, et après que le charpentier ait fini de poser les solives, l’équipe du frangin était de retour pour terminer le gros œuvre.

Il nous fallait faire les arasements, une sacrée corvée qui consistait à boucher tous les trous entre solives ou fermettes suivants les cas, avec des morceaux de parpaings et du ciment.

Tâche au combien fastidieuse.

Pendant que Jeannot faisait le mortier avec la bétonnière.PHOTOS GOOGLE

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heraime avec une planche sous les pieds,en appui sur deux solives tirait la corde avec son crochet, à la force des biceps les morceaux de moellons ou les seaux de ciment qu’il verserait dans les auges de Valery et Marius qui boucheraient les  trous.

Une journée harassante, parmi d’autres, dont Heraime se souviendra longtemps.

Alors quand on parle arasement à Heraime,il en a ras la casquette.

Nous n’avions pas d’élévateur à cette époque épique. Ensuite nous montions les deux pignons(ou plus,si murs de refend)

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Pendant que les charpentiers posaient la charpente toute notre équipe préparait les coudières des fenêtres et tirait les arêtes des portes et des fenêtres en vue de faire les crépissages plus tard .

 

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Deux jours après on allait avoir encore une corvée épuisante (enfin pour moi qui n’avait pas l’habitude).il nous faudrait monter environ 2000 tuiles à l’échelle sur la toiture

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On faisait appel ce jour là, à la deuxième équipe, celle du cousin, on ne serait pas trop de 7 ou 8.

Il y avait une personne près du tas de tuiles qui lancerait deux tuiles par deux tuiles au premier du bas de l’échelle. Il ne fallait pas oublier les gants.

Celui qui était au bas réceptionnait les deux tuiles, levait les bras au ciel et les faisait passer au suivant qui se trouvait au milieu de celle-ci , puis il ferait de même pour donner au dernier de l’échelle

Sur le toit au moins trois ouvriers dispatchaient les tuiles en petits tas sur toute la surface à tuiler.

A midi toutes les tuiles étaient montées ; le plus gros du travail était réalisé.

Croyez-moi si vous voulez, mais faire 1000 fois les gestes de lever 2 tuiles au dessus de sa tête, c’est pas de la tarte. Apres le déjeuner on allait poser la première rangée en partant du chéneau et ainsi de suite jusqu’au faîtage (a noter que j’ai vu un jour un propriétaire qui nous a dit : pourquoi vous ne commencez pas a poser les tuiles par en haut en descendant) ça nous a bien fait rire .Chacun son métier, lui travaillait dans un bureau d’assurance et portait cravate.................PHOTO HERAIME

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Il aurait fallu soulever chaque tuile pour passer la suivante et on aurait eu de gros problèmes. Le soir, satisfaits, on pouvait planter le drapeau sur la cheminée, et il n’était pas rare de voir le propriétaire nous offrir le champagne .J’en ai même vu qui nous ont offert le repas.

Mais ceux là sont très rares et viennent plutôt de milieux modestes.

Voilà,heraime avait passé beaucoup de temps de vacance dans la maçonnerie .

Un jour s’il ne sait plus que raconter, il vous parlera de la construction de sa maison.

24/10/2007

Laisse beton-2

LAISSE BETON-2

La dalle était coulée et comme elle était bien sèche, nous pouvions dorénavant commencer à bâtir les murs extérieurs

Un camion venait de nous livrer cinq palettes de mœllons de 20x20x50 et les avait déposées sur la dalle.Jean et moi même, avec la brouette, répartirions ceux-ci sur le pourtour .medium_moellons_sur_la_dalle.jpg

.

Un autre camion venait de nous livrer 100  sacs de ciment de 50kg.Valery grimpait dans le camion pour nous approcher les sacs en vrac.Jean et heraime à tour de rôle déchargeraient ces sacs à une dizaine de pas plus loin, au sec.

On reprenait la bétonnière de 350 l et on faisait le mortier avec Jean.

 

Valery et Marius monteraient les arêtes extérieures des angles de la villa, le tour des fenêtres et des portes .De chaque arête, on tendait un cordeau calé avec deux allumettes pour laisser le jeu nécessaire à la pose des mœllons entre chaque arête.

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Heraime roulerait la brouette pleine de mortier et remplirait les caisses à gâcher.

De plus il ferait les joints entre les mœllons avec l’aide de sa truelle et de sa taloche (rigole pas Crabillou ,sinon je t’en tourne une ) pardon,j’ai pas fait exprès,d’autant plus qu’étant mon néné je lui doit le respect que j’ai tendance à oublier,à mon grand regret, parfois.

Arrêtons les digressions.

Sur certaines villas, il nous arrivais de monter les murs extérieurs en pierre, et Valery , le frangin me disait : pour gagner notre journée, à quatre, il faut monter un mur de 13 mètres de long par un mètre de hauteur,l’épaisseur du mur approchait 50 cm.

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Il est bien évident que plus le mur montait et moins on faisait de mètres carrés, car il fallait soulever des pierres de 30 à 50 kg et on perdait du temps.

 

En trois jours nous en étions au linteau des fenêtres.Il nous fallait coffrer le chaînage exterieur.Le coffrage,heraime aimait bien cela et il nous occupait une journée .On entendait le pan..pan..pan régulier du marteau sur les pointes de 70.

On le remplissait d’un grillage préfabriqué de 15x15.

Il nous faudrait une journée de plus pour le remplir de béton dosé à 350 kg/m3.

On passerait sur un autre chantier pendant trois ou quatre jours pour laisser sécher tout cela.

J’avais l’impression en terminant la phrase précédente de finir un gâteau.

Ou une peinture en cours de réalisation.

Comme quoi, monter une villa c’est travailler comme une cuisinière quand elle nous fait de bons petits plats.

Il y avait toujours de la bonne humeur sur notre chantier ou il n’était pas rare d’entendre heraime chanter (faux ,cela va sans dire, ) Marinella ,Oh corse ,île d’amour,ou Venise la belle .

J’avoue, j’ai oublié quelques paroles depuis le temps et la voix s’est cassée.

Les vacances d’heraime filaient comme un long fleuve tranquille.

Le soir la fatigue le faisait plonger dans les bras de Morphée à la vitesse grand V.

Seulement voilà, il y a un hic,heraime n’a jamais eu le plaisir de connaître le beau Morphée.

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Heraime faisait travailler son cerveau 10 mois de l’année à l’école et ses muscles 2 autres mois d’été. La tête et les jambes vous avez dit !!

 Vous avez tout faux,heraime n’a pas de tête ,une vraie passoire,mais les jambes touchent par terre heureusement car il a un ascendant en taureau.

Heraime allait passer 3 étés (1966 ,1967,1968 )sur les chantiers avec son frère et apprendrait les rudiments du métier de maçon ,ainsi quand l’heure serait venue,il pourrait monter sa propre maison.C’est ce qu’il fera en 1977,une dizaine d’années plus tard ,aidé de ses frangins.

Bon, je suis fatigué, j’ai plus l’âge, je vais me coucher en pensant à Morphée.

 

Mes rhumatismes se réveillent, les raideurs ont tendance à se  déplacer.

 Faudrait peut être reprendre ma bonne tisane d’ortie que j’ai quelque peu oubliée ces derniers temps.

A+

09/08/2007

DEVOIR DE VACANCE.1966...ON CONTINUE

LAISSE BETON.Le petit berger devient maçon.

 6h1 /2 du matin. La mobylette rouge descendait heraime de son village natal jusqu’a Montbrison  ou se trouvait  l’entreprise de bâtiment de son frère Valery. C’est  là qu’heraime allait faire ses premiers pas dans le béton. Comme goujat.

 

C’est quoi un goujat ?celui qui inlas(sable)ment remplit la bétonnière de 350l de sable, ou de gravillon sableux et le mélange avec du ciment. A l’époque Valery n’avait pas de grue pour monter ces maisons individuelles, nous étions deux équipes de quatre ouvriers, nous menions donc deux villas en même temps.

Jean,le premier manœuvre allait m’apprendre les rudiments du métier. La bétonnière faisait entendre le ronronnement régulier de sa couronne dentée et le moteur Bernard tournait à plein régime.

On coupait en deux, à la pelle, un sac de ciment Lafarge, (toutes photos google)

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On lançait deux seaux d’eau dans le ventre de la bétonniere,

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Une pelletée de gravillon pour Jean, une pelletée de ciment  pour heraime.Ras la gueule de la bétonnière .Quand celle-ci était pleine Jean prenait le volant et versait doucement le mélange dans une brouette, il fallait faire attention de ne pas échapper le volant sinon la bétonnière basculait et se vidait d’un coup.

heraime livrait donc à la brouette le béton pour les fondations,

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Le camion bétonnière était trop cher..Auparavant nous avions mis les ferrailles dans les fouilles.

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Avec Jean on pouvait faire des dizaines de sac de ciment de 50 kg dans une journée. Aujourd’hui on fait des sacs de 40kg, c’est déjà plus raisonnable. A 9 h on mangeait notre casse croute et Jean m’offrait de son odieuse piquette à base de raisin bacco ; c’était imbuvable, seul son estomac supportait ce régime.

Ensuite on continuait jusqu'à midi et on déjeunait dans un petit café. On reprenait la même allure dans l’après- midi, un petit canon du chef toutes les deux heures, du bon, du bien frais nous encourageait pour la suite.

Les fouilles finies de couler, il faudrait bancher le sous sol, ça se faisait souvent à l’époque, maintenant on monte le sous sol en moellons de 27 cm d’épaisseur, plus besoin de coffrage.

Une fois les fouilles coulées (je me suis retenue d’une contrepèterie) Valery et Marius vibrant le tout, vérifiaient le niveau général de l’ensemble,

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 Après avoir laissé sècher deux ou trois jours on serait d’attaque pour poser 2 rangées de moellons et  la dalle Rector de12cm (ou 16 cm)avec ses hourdis  et le grillage de gantois.

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Et c’est grâce à cette bétonnière de 350 l qu’heraime allait se faire son premier lumbago.Heraime, comme à son habitude voulant faire le Malin (un comble pour quelqu’un qui croit en Dieu) avait décidé de déplacer celle-ci tout seul en la faisant pivoter.

Quelle erreur ; ça lui apprendra à faire le con.

Heureusement qu’il découvrira la tisane d’ortie mais 30 ans trop tard.A+....comme mon groupe sans gain identique à celui d'un célèbre auvergnat.

02/04/2007

LA FERME.!!!!!devoirs de vacances

  • Marie s’était fait piquer par une vipère quelques années auparavant en attachant les gerbes .
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  • Ainsi donnait elle quelques coups de sabots sur les épis couchés au sol avant de lier les gerbes .
  • Jean marie l’aidait dans cette tâche .Heraime transportait les gerbes et en faisait des tas trois par trois .
  • Il les plantait debout pour qu’elles sèchent .Plus tard on lierait les deux vieilles vaches avec le char à deux roues .
  • De petits chars ,on faisait,le terrain trop pentu ne permettait en aucune façon de faire des chars comme chez Joseph ou Marius .
  • Sauf du côté de pramol ou le terrain était relativement plat,mais il y avait un bon kilomètre et les pauvres vaches n’auraient pu assurer un gros transport.
  • J’avais du temps de libre , ainsi je faisais le tour de la maison ou j’avais débusqué des branches de sureau dans lequel je m’essayais à faire des sifflets.
  • De plus dans le talus sous la route poussaient des groseilles à maquereau,non pas qu’heraime en soit devenu un,non,non,mais il n’en avait jamais vu de sa vie de ces groseilles .Connaissez vous ces groseilles,il y en avait des rouges succulentes et des vertes moins goûteuses mais plus grosses .
  • Il me semble que cette espèce est en voie de disparition de nos jours .Le petit René s’en gavait à s’en rendre malade .Il appelait cela des ballons.
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  • Le dimanche Jean Marie faisait son tour à st bonnet le courreau ,je ne sais s’il allait à la messe mais je suis sûr qu’il faisait les vêpres,enfin ,façon de parler.
  • Il revenait tout guilleret avec son pain et je le soupçonnais,peut être à tort d’avoir caché quelque litron quelque part vers le jardin .Un jardin ou poussait des fleurs merveilleuses,des dahlias géants,des giroflées,les fleurs préférées de heraime
  • Et c’est dans l’après midi qu’il démontrait toute sa tendresse à Marie,ma marraine en lui apportant un gros bouquet du jardin et en posant des gros baisers bien mouillés sur toute sa joue .
  • Marie prenait un air offusqué  en s’essuyant d’un air gêné et en me regardant ;l’air de dire : « Tu vois ,mon filleul,il est comme ça,mon Jean-Marie,il boit son canon le dimanche,mais il a bon cœur,c’est pas un mauvais bougre .
  • Heraime avait tout compris,dans la semaine Jean  marie retrouvait sa normalité.
  • Finalement ça lui avait pas trop mal réussi puisqu’il vint jusqu’à un âge avancé .Antonin,je ne le voyais que le soir,il rentrait fatigué de son travail .Il ne se plaignait jamais .Il profite d’une retraite bien mérité dans une maison du même nom .Il n’a pas eu la chance de prendre des vacances,ni d’avoir des frères et sœurs comme moi .
  • Voila,mes premières vacances allaient se terminer après les moissons,j’allait revenir à pied dans mon village situé à 4 bons kilomètres et je reprendrai le chemin des écoliers la tête emplie de souvenirs qui ne se partagent pas quand on est gamin.
  • C’était une époque difficile, ainsi la vie s’écoulait calme et tranquille avec les voisins .Peu de pollution,pas de stress .On ne connaissait pas la déprime qui frappe beaucoup trop de monde de nos jours .
  • photos heraime,
  • photos très récentes,Antonin avait du changer les deux fenêtres  de la cuisine et de la chambre de Marie.On voit la porte d’entrée ou l’on rentrait les vaches.
  • Un trou dans le bâtiment qui lui fait face,ou l’on voit encore un fer pour les vaches qui supportaient le joug .Dans ce bâtiment se trouvait rangé,le blé et en dessous se trouvait le cochon.

 

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23/03/2007

DEVOIRS DE VACANCES-1963-14 ANS

Devoirs de vacance—1963-Avant JOSEPH et GENIE

J’aurais du commencer par la ,j’osais pas.

C’était mon premier devoir de vacance,j’avais 14 ans,c’est sur et certain ;il a marqué fortement mon esprit en me disant que j’avais côtoyé la pauvreté à l’état brut .

Cela se passait dans une toute petite ferme près de st bonnet le courreau (vous vous rappelez ;les pieds de la tour Eiffel).

J’allais passer deux mois chez ma marraine Marie une brave femme qui avait un tic permanant .

De sa bouche sortait en permanence un ,hum hum ou quelque chose du même genre.

 

Elle avait pris pour mari, Jean –marie dont elle avait eu un fils Antonin.Antonin que l’on appelait volontiers Tonin avait une trentaine d’année,pas marié,sans doute à cause d’un mauvais exemple devant les yeux , travaillait seul,à son compte comme maçon.il était de santé fragile et de faible constitution,en maison de retraite à ce jour.

Enfin disons qu ‘il faisait de petits travaux de maçonnerie et rentrait à la maison le soir.

 

La ferme était tellement petite qu’elle se composait de trois vaches laitières,de deux vaches si vieilles,qu’on les liait ensemble pour remplacer la paire de bœufs que JM ne possèderait jamais .Carrette était la plus âgée ,elle avait 27 ans.

Le travail faisait peur à JM par contre il ne crachait pas sur la bouteille,de gnôle surtout.

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Il entretenait un petit jardin,abrité sous un talus de la route qui surplombait le hameau de chavanne.Il y avait des oignons que JM mangeait crus au petit déjeuner,quelques pommes de terre,des poireaux,des choux et surtout cet horrible céleri dont heraime à encore l’odeur dans les narines 45 ans après.

Heraime gardait les vaches dans un pré très pentu en dessous du hameau.

Lorsque je les rentrais,elles passaient par l’entrée principale du bâtiment qui desservait aussi bien l’étable à sa droite que la cuisine en face.

La porte d’entrée recevait donc régulièrement des coups de cornes

.Bon ,si on parlait de la cuisine.

Derrière la porte vermoulue on trouvait l’escalier qui me conduisait ainsi qu’antonin à nos deux chambres.Un lit à une place pour chacun.

Et sainte horreur,heraime qui ne connaissait pas cela, allait affronter des puces.

Piqué comme avec les taons le petit rené.Marie avait beau semer de la poudre de DDT les sales bêtes étaient coriaces et sans doute indestructibles.

L’escalier comptait douze marches mais en réalité il n’en restait que onze,donc heraime devait faire attention en montant et en descendant.Il ne serait pas venu à l’idée de JM ou d’ Antonin  de le réparer.

C’est sans doute depuis cette époque qu’heraime s’est pris pour Mike GYVER. Avec lui,rien ne se perd,tout se transforme.S'il l'avait osé,il l'aurait réparé lui même.

En dessous de l’escalier Antonin rangeait sa moto,une 125.

A gauche près de la fenêtre se trouvait la table ou heraime mangera au minimum 60 fois des patates en barboton .

Enfin,beaucoup de patates cuites avec beaucoup d’eau et un peu de beurre et toujours cette tenace odeur de céleri qui empestait et que je ne supporte toujours pas aujourd’hui.

Dans les tiroirs de la table on rangeait :l’assiette le bol ,la cuillère,la fourchette et le couteau opinel,sans les laver.Déja on était écologiste avant l’heure,on ne gaspillait pas l’eau.

Au sol en terre battue on trouvait un plot de bois pour couper les branchettes avec un (coupe-coupe) .

Au mur un tuyau avec un robinet amenait l’eau dans un baquet.C’était cela l’eau sur évier à l’époque.

Les poules faisaient partie du décor ambiant.La fumée du poêle aussi.A l'extrème gauche se tenait de plain- pied la chambre de JM et de Marie.

Je me souviens encore de son dessus de lit fait au crochet par ma marraine mais qui était d'un blanc plus que douteux.Ainsi s'écoulait la vie de heraime comme un long fleuve,calme et tranquille à l'abri du stress et de la pollution.

 

Laissez moi souffler pour la suite,a+

14/03/2007

la batteuse chez Marius et Jeanne

Une journée de batteuse avec heraime(il n'en a fait que trois où quatre)

C’était la fin des vacances,Marius m’avait demandé de lui donné un dernier coup de main un samedi pour le grand jour de la batteuse.La veille, Marius et l’homme qui s’occupait de la batteuse avaient mis celle-ci en place de niveau,calé le tracteur avec la courroie sous tension.

Le samedi matin dès sept heures la douzaine de gars du village se présentait à l’œuvre.

Chacun connaissait son travail,Marius le patron donnerait l’exemple et porterait les sacs de grains de 100kg par l’escalier du grenier accompagné de trois autres costauds,Jeannot,pierrot et félix.

Trois jeunes lascars monteraient sur la maille pour donner les gerbes au saigneur qui n’était autre ce jour là que le petit René,il trancherait les ficelles.

Pommey,un brave homme seul qui aimait bien boire son canon l’assisterait pour dédoubler la gerbe au lien tranché et enverrait les épis dans les batteurs.( il engrainerait )

Marcel ,dédé et joseph sortiraient les gerbes battues de derrière la lieuse et les rentreraient dans la grange.

La machine tournait au bon régime,on entendait le clac-clac que faisait la courroie à chaque passage sur les deux poulies .(ph google)

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Les hommes, le foulard à carreaux autour du cou avaient commencé le boulot.

Régulièrement,comme un métronome héraime tranchait d’un geste sec la ficelle de chaque gerbe.

Parfois un effort supplémentaire l’obligeait à couper un lien de paille,de ceux qu’il avait fait lui même les jours précedents.

Il relevait sa main droite armée du couteau  et de la gauche poussait la gerbe déliée à Pommey qui l’engrenait dans les battants.Une poussière impensable entourait la machine,les hommes en sueur s’essuyaient d’un revers de manche les lèvres.

A 9 heures c’était la pose,sans arrêter la machine.Jeanne avait apporté dans son panier le pain,le jambon et le saucisson prétranchés,un morceau de fourme de montbrison et Marius servait le canon de son fameux gamay.

Une demie heure plus tard le boulot reprenait jusqu'à midi trente.Marius,Jeannot,Pierrot et féfé se relayaient à tour de rôle devant les deux guichets d’ou s’écoulait le grain,on ouvrait une trappe,on remplissait le sac,on le chargeait sur l’épaule droite,à deux. Pendant ce temps le deuxième guichet était ouvert et la même chose se passait à côté.(ph google)

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Heraime n’aurait jamais pu porter 100kg ,50 sûrement, mais pas plus.Marius parfois se faisait remplacer pour servir les canons bien frais.

A 12h30,on faisait sauter la courroie et on allait manger avec bon appetit.En entrée il n’y avait que charcuterie du pays,ensuite Jeanne avait fait un excellent civet avec plusieurs lapins,au vin blanc.Suivrait un plat de patates au four et à la crème.

Josette la fille d’une dizaine d’année servait les plats pendant que les jeunes échangeaient quelques plaisanteries gauloises et grivoises ;on finissait avec la fourme de montbrison,arrosée du bon vin bien gouleyant de Marius,le café se servait avec sa goutte de gnôle de poire.

On approchait de 14h et il était temps d’y retourner.Un claquement sec de tous les couteaux opinels clôturait le repas que tous savaient apprecier.On travaillait beaucoup chez Marius et Jeanne,mais on mangeait bien..La courroie de nouveau en place,graissée d’un peu de poix pour l’adhérence,tout repartait comme avant.Les hommes parlaient par geste ,Le bruit de la machine rendait très difficile le moindre commentaire.

A l’arrière de la batteuse les hommes rentraient les gerbes battues pour en faire de la litière pour le bétail en hiver

Le cycle se répèterait,du nouveau fumier pour la saison suivante.Vers16 h,on faisait à nouveau la pose pour déguster le bon pâté aux pommes dont la croûte était dorée à point

(j’avais vu faire ma mère,elle prenait un coton,le trempait dans le jaune d’œuf et le passait partout sur la pâte qui recouvrait les pommes).

Ensuite un dernier coup de collier nous ferait terminer la journée ,mais il m’avait fallu changer mon voisin qui ne tenait plus, ni le vin ,ni debout et qui pouvait chuter à tout instant.heraime à gauche;pommey à droite(ph google)

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Dédé qui se tenait derrière la machine l’avait remplacé..heraime aussi était fatigué car il manquait d’habitude.Lorsqu’il vit la terre poindre sous le fond de la maille il savait que ses souffrances prenaient fin.Les porteurs aussi.Sous les dernières gerbes les mulots effrayés partaient en tout sens,certains recevant quelques coup du plat de la fourche.Il était 18 h.Chacun allait se décrasser le plus gros de la figure devant la fontaine de la cour,les visages de certains étaient burinés, hagards,hirsutes,les mouchoirs noirs de crasse.

On en avait mangé de cette poussière.On en avait beaucoup craché aussi.

Nous , perchés en haut de la batteuse,moins que les autres.Marius m’avait donné, en même temps que son long couteau une place privilégiée.Il m’avait seulement dit :fais attention à ne pas te couper.

Pendant que Jeanne servait la soupe de choux avec de bons morceaux de lard,les poules s’étaient groupées pour gagner leur pitances sous la batteuse là ou les sacs avaient été remplis.Les mulots regagnaient leur trous désormais à l’air libre.Les hommes faisaient ripailles et oubliaient leur fatigue avec force canons.

Certains dormiraient dans la grange avec Pommey,ils auraient le temps le lendemain dimanche de se reposer.

Heraime venait de dire au revoir à Marius et à Jeanne.

Là,derrière la salle des fêtes de son  village natal heraime se souviendrait de sa journée de battage ;d’autres souvenirs s’y grefferaient plus tard,et ceux là,lui appartiendraient pour toujours.L’heure de l’école avait de nouveau sonné.Heraime avait fait travailler ses muscles,il était temps de faire travailler son cerveau.

 

Si heraime continue ses devoirs de vacances,il changera de métier.Seulement si vous en avez envie.

06/03/2007

CHEZ MARIUS ,le temps des moissons.N° 3

Chez marius et jeanne,le temps des moissons.

Nous allions commencer les moissons,il nous fallait (déchintrer) le tour des terres,c’est à dire couper à la faucille une largeur de 2 m tout le tour de celles–ci pour faire passer le tracteur et la moissonneuse lieuse.

Marius me fit voir et il ne me fallut pas longtemps pour comprendre.

Une faucille,c’est comme une faux mais elle possède des dents verticales en bois pour retenir les brins de blé ensemble.

Ensuite,une fois coupé,il nous fallait attacher ces gerbes.

Faire un lien n’est pas compliqué,prendre une quinzaine de brins dans chaque main et faire un nœud du côté des épis .

Tenir le lien ainsi fait à deux mains espacées de trente centimètres,le poser sur les genoux légèrement fléchis puis écarter vers l’extérieur les genoux .

Les deux mains en appui de part et d’autre des genoux tendaient ainsi le lien.

Posé au sol on couchait une bonne brassé de paille que l’on avait d’abord posée debout,en plein milieu du lien.

De la main gauche on attrapait la partie du lien qui était devant la gerbe,de la main droite on prenait la partie du lien entre nos jambes.

On torsadait l’ensemble en appuyant le genoux droit sur la gerbe pour serrer au maximum,on passait l’ensemble de la torsade sous le lien ainsi fait ;Voilà, vous venez de faire une gerbe avec heraime,ça m’en fera une de moins à faire.

Le tracteur pouvait passer et moissonner.Heraime suivait le tracteur avec la lieuse qui faisait des liens avec de la ficelle,et parfois,celle-ci cassait,heraime devait refaire des liens en paille.

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Il faisait chaud,Le tricot de corps restait collé par la sueur.

Marius,fidèle à son habitude servait  toutes les deux heures un canon de gamay,du bon,du bien frais.Le tracteur faisait les trois terres que possédait Marius le même jour.

Le lendemain avec Pomponette,j’allais m’en donner à cœur joie.

J’attelais la laie (sorte de traîneau,fait de planches fixées sur deux chevrons au bout arrondis,cette plateforme faisait environ 2mx 3m).Je chargerai les gerbes à la main sur ce traîneau qui glissait à merveille sur les brins de paille coupés.

Pomponette était heureuse,elle ne sentait rien,c’était léger comme tout,rien à voir avec les tombereaux de fumier des jours précédents.Ensuite j’irai faire un petit plongeon (un tas ou l’on prenait trois gerbes que l’on plantait droites puis on posait  légèrement de biais en appui sur ces trois gerbes, en tournant autant de gerbes que la terre moissonnée en comptait.

Ce plongeon pouvait faire de 3 à 4 m de diamètre pour une hauteur de 4 bons mètres.

Arrivé en haut,heraime devait faire un lien qui relierai les dernières gerbes entres elles.Parfois aussi on mettrait le bandage en acier d’une roue de char usée à la cime du plongeon pour éviter que le vent n’emporte l’oeuvre.Heraime n’avait plus qu’a se laisser glisser sur les fesses jusqu’au sol.Quelques jours avant le jour de la batteuse Marius et heraime feraient la navette avec un char pour ramener toutes les gerbes à la ferme,pour en faire une maie,un ensemble composé de plusieurs plongeons.La batteuse serait postée au pied de cette maille

photos google

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énorme. 

02/03/2007

POMPONETTE

CHEZ MARIUS ET JEANNE (suite 2)

3 jours après la mort de pompon,Pomponette faisait son entrée dans la cour des grandes.Eh oui Marius n’ayant pas trouvé de cheval s’était rabattu sur une jument,l’œil vif mais vicieux déjà.

Marius allait mettre une quinzaine de jours pour l’apprivoiser et surtout pour la rattraper dans son enclos .En quelques jours cependant elle était devenue mon amie,j’étais celui qui savait parler à l’oreille des chevaux.

Elle aimait mes caresses sur le nez .Avez vous déjà caressé le nez d’une jument???la peau est d’un velouté,j’oserai dire voluptueux,je ne connais rien de plus doux que cette caresse,c’est la même sensation que lorsque l’on caresse l’intérieur des cuisses d’une femme,si,si,je vous l'assure.

Marius posait le licol,le goupillait sous le cou,heraime lançait le harnais sur le dos de pomponette,soulevait la queue pour la passer sous les lanières de cuir,attrapait la sous-ventrière et la fermait comme une ceinture.

En arri ,(en arrière) disait doucement heraime à Pomponette et la jument s’installait entre les brancards du tombereau ,que Marius et heraime  allaient remplir de fumier .Marius avait au préalable lié les bœufs et on ferait le plein des  deux tombereaux.Marius m’avait demandé : si tu te sens capable de conduire pomponette,je menerai les bœufs, tu n’auras qu’a faire comme moi pour décharger le fumier.

Bien sur,je peux,avais je répondu.Il fallut un bon moment pour remplir les deux tombereaux,on avait beau faire le coq sur le tas de fumier,il fallait prendre les fourchées dans l’ordre sinon c’était infernal .

Une fois ceux-ci  remplis,pomponette qu’heraime tenait par la bride suivait allègrement le pas des bœufs,elle était vaillante,fière.(Elle ressemblait à ça  avec son tombereau,pomponette,photo google)

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Dans la terre Marius me fit mettre le tombereau en parallèle au sien.Nous défaisions la trappe arrière tenue par une chaîne,et laissions la trappe par terre.

On prenait chacun un bechu(fourche dont les becs sont perpendiculaires au manche)et nous tirions la valeur de deux brouettes pour en faire des tas.

Nous avancions d’une quinzaine de mettre et répétions plusieurs fois l’opération.Je m’étais bien débrouillé,Marius était content.On avait droit à notre canon,du bon,du bien frais .

En partant on jetait la trappe dans le tombereau.Je commençais les journées à sept heures et finissais à dix neuf heures.Je pouvais rentrer chez moi,la maison paternelle était à deux cent mètres .Je dormais bien,c’est une habitude qui m’est restée.Pour ceux qui dorment mal,je viens de donner une bonne recette.Le lendemain, Marius accompagné d’heraime prenaient chacun une fourche et allaient épandre le fumier qui se trouvait en tas.C’était un coup de main à prendre ,chargeant une bonne fourchée,de la main droite on faisait vibrer le manche qui était bien serré dans la main gauche,ainsi le fumier se désagrégeait,on se déplaçait  en marchant doucement et on recouvrait toute la surface de la terre.J’aimais beaucoup faire cela.Plus tard dans mon métier, quand on moderniserait de vieilles machines un de mes chefs me dirait :Dans la m…. t’es vraiment le meilleur.L’habitude sans doute.Oui,mais ça porte bonheur !!!!Alors que les vacanciers arrivaient dans notre beau village,la vie d’heraime s’écoulait comme un long fleuve tranquille.

Des fenaisons,j’ai un seul souvenir,celui d’avoir fait un char de foin qui ne passait pas par les portes de la grange qui devait bien faire 3.5 m de largeur.Il nous avait fallu racler au râteau les deux côtés du char et lui enlever une dizaine de centimetres.C’est la seule fois ou Marius m’a grondé en riant ;il n’avait encore jamais vu cela.Avec heraime,je vous le dis,il faut s’attendre à tout .Enfin presque.Je le vois rire encore d'ici,maintenant qu'il n'est plus là,qui me disait encore :t'imagines,heureusement que c'était pas un char de paille parce qu'on aurait pu racler un sacré moment pour rien.

22/02/2007

vacances 2-CHEZ MARIUS ET JEANNE

La mort du petit cheval.

DANS MON VILLAGE NATAL-CHEZ MARIUS ET JEANNE

Père avait du penser qu’heraime serait tout aussi bien à faire quelques travaux agricoles dans une ferme voisine du village plutôt que de glandouiller pendant les vacances suivantes après celles que j’avais passées à la rivière chez oncle Joseph et tante Génie.Marius et Jeanne qui portaient tous deux la cinquantaine n’avaient pas de fils assez grands pour les aider,seule une fille d’une dizaine d’année  pouvait prétendre garder le petit troupeau de vaches laitières.Marius était taillé comme Heraime,petit rablé ,costaud.Beaucoup plus costaud.

Heraime serait donc le bienvenu pour aider Marius,à faire les foins,les moissons et les autres travaux.

C’était un lundi,il avait plu,Marius avait attelé son vieux percheron d’une grande gentillesse et nous étions descendus à Montbrison ou Marius avait une vigne de deux mille mètres carrés de terrain sablonneux ou poussaient les ceps de gamay.

Son vin titrait allégrement le douze degré,et comme il possédait une bonne cave c’était comme dirait Crabillou,du bon, du bien frais.Marius ne ferait jamais endurer soif  le petit heraime contrairement  à un autre endroit dont il ne parlera jamais.

Pompon le percheron avait fait ses dix km.On lui avait enlevé ses harnais,donné son avoine et il se reposait près de la loge de vigne.

Marius attachait celle-ci avec des joncs que nous avions ramassés la veille près d’une mare.

Heraime appointait les feuilles qui dépassaient  les fils de fer tendus sur chaque rangée de ceps.

Heraime qui allait plus vite pour tailler que son patron pour attacher donnait donc la main à Marius.Après le repas de midi tiré du sac,nous avons repris notre travail jusqu'à quatre heures.

Il nous fallait penser à repartir et refaire les 10 km dans l’autre sens.

Alors que nous avions mis le licol et que l’on avait lancé le harnais sur les reins de pompon nous vîmes celui-ci s’affaisser sans bruit.

Marius compris immédiatement qu’il venait de perdre son vieil ami de toute une vie.

Un voisin avait vu la scène et vint en disant en patois :Bailla li de triol o li baillera de san.

Comme je ne sais pas écrire le patois comme crabillou,je vais traduire en français mon incompétence 

-Donne lui des trèfles ça lui donnera du sang. Hèlas,il n’y avait plus rien à faire pour pompon.

Marius appela avec l’aide du voisin l’écarisseur.Je ne me souviens pas bien de la suite,sauf que nous fûmes obligés de faire du stop pour rentrer.

Jeanne en nous voyant arriver en voiture venait de comprendre qu’un drame s’était passé.

Marius m’avait consolé en me disant –Pompon il a bien fait son travail,il était brave et docile,c’est sur je vais le regretter mais je vais en racheter un autre,on l’aura avant la fin de la semaine.

Heraime allait attendre avec impatience son nouvel ami. En souvenir de pompon et de blanchette la chienne,la peinture de heraime sur le classeur de mon ami lyonnaise.

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