05.03.2008
LES VIGNES DU SEIGNEUR
Faire les vendanges dans la famille de Heraime était toujours un plaisir. La famille était tellement grande que les 32 rangées de vignes étaient terminées en 2 voyages. Nous étions au moins 16 à chaque fois. C’était une modeste vigne de 2000 m2 sur le versant Est de la commune de Champdieu et sur cette parcelle on arrivait bon an, mal an à faire 2000 litres de vin ;du 54. Bon,je sais Crabillou, ça vaut pas du Chateaugay, mais c’est meilleur que des côtes du Forez. Il y a un avantage considérable avec ce vin, c’est qu’on peut en boire tant qu’on veut, on ne risque ni de se saouler, ni de faire des trous dans la moquette. Il titre 7 à 8° seulement.
On vendangeait toujours un samedi pour la bonne raison qu’il n’y avait pas d’école ce jour là. Comme d’habitude c’était Valery qui monterait avec sa camionnette la cuvée. Oh on ne remplissait pas de benne, on mettait simplement une grande bâche en plastique et on versait directement les hottes dessus. Ainsi rien ne se perdait, ni les grappes, ni le jus, normalement !!! Je dis bien, normalement car il y eut une exception. Pour une fois la camionnette était trop chargée et Valery n’avait pas vu que quelques grappes étaient tombées sur la route qui rejoint Chatelneuf, dans un virage .On appelait ce virage, le virage du puits ( non, pas celui de Dôme ) faut pas exagérer non plus. Et que croyez vous qu’il se passa le lendemain??
Vous vous souvenez qu’Heraime avait une mobylette rouge (Astiquée par MIchka ) ??
Vous connaissez le kamikaze, je suis sûr que vous avez deviné ce qui allait se passer. Heraime descendait au cinéma à Montbrison et dans ce fameux virage du puits, il allait donner un petit coup de frein sur ces grappes de raisins. Des graines de raisins, c’est comme des roulements à billes. Heraime s’est fait surprendre comme un débutant et de la chute qui suivit il s’en souviendra longtemps .Le carter du moteur fit des étincelles en touchant la route, heraime glissait sur la chaussée jusqu’au fossé. Derriere il y avait un mur, mais entre ce mur et la tête nue de Heraime il y eut une fois de plus la main ferme de son ange gardien. Heraime se releva sans mal, la mobylette fonctionnait toujours.IL me restait juste à remonter chez moi car le pantalon était déchiré. Mère avait l’habitude, moi aussi. Alors, pas de quoi en faire un drame. Ah cet ange gardien, quel mérite !!!
Je ne le remercierai jamais assez, il a sauvé la vie de ce garnement bien des fois. De quoi donner des sueurs froides à notre cher Crabillou.12:35 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
08.02.2008
LA MONTRE A VOLE.....DANS LES AIRS
LA MOBYLETTE ROUGE 2
Cela se passait un dimanche après-midi d’été,heraime avait 20ans.
Habillé de ses habits d’après messe, il venait d’enfiler son manteau beige et enfourché sa mobylette rouge .Il était13h,heraime avait rendez vous.
Les fraises étaient mures à point, c’était le moment de la cueillette. Heraime prenait donc la direction qui le mènerait quelque part dans la plaine. Quelques fois les décisions prises sont contrecarrées par des erreurs. Heraime allait en faire une grossière. Une de plus me direz-vous !! Erreur qu’il répétera nombre de fois, sans conséquences physiques toutefois. 500 mètres en dessous de son village natal, se profilait le premier virage à gauche.Je vous ai dit qu’heraime était kamikaze, c’était peu dire !penché à l’extrême, trop même ,la jante de la roue avant venait de rentrer en contact avec le goudron.
Et il faut bien reconnaitre qu’une jante, ce n’est pas fait pour ça.
Heraime ne pût éviter la chute violente sur la chaussée (sans casque, pas obligatoire à l’époque).Il vit passer un éclair brillant devant ses yeux pendant que la mobylette continuait sa glissade effrénée. Se relevant tant bien que mal, il s’aperçut que son pantalon du dimanche était déchiré et qu’il venait de perdre sa montre.PHOTO GOOGLE.bon,j'ai triché,c'était pas une Rolex
Une montre toute neuve, et il venait de comprendre que le bracelet métallique s’était brisé et que celle-ci avait volé à je ne sais combien de mètres.
Heraime eut beau chercher, chercher encore, il ne trouva pas la montre, l’herbe du pré voisin n’était pas fauchée. Son rendez vous était annulé, une remontée de bretelles justifiée l’attendait à la maison. Que croyez vous qu’il advint de la montre ???? Heraime que vous connaissez bien maintenant et qui exagère toujours va vous dire Qu’il l’a retrouvée 25 ans plus tard.Impossible me direz vous en me traitant de menteur, et vous auriez…tort.
Une pauvre famille d’agriculteurs dont la patronne Césarine, mégère à ses heures, avait pris en grippe le petit Henry, frère de son mari qui ne portait pas la culotte, venait de la découvrir. C’est petit Henry, maigre à faire peur, qui venait de faucher à la main le pré cité ci-dessus. Mère avait du faire quelques battage à l’époque pour savoir si on avait retrouvé la montre. Césarine, à l’œil de pivert, avait du demander et exiger le silence sur la trouvaille. Méchante langue, elle était craint dans le village, mais elle savait, en tant que grenouille de bénitier flatter son monde. Un dimanche que je me promenais dans le village avec mon petit amour au bras elle lui avait fait la remarque suivante.Et bien, dis donc ma petite, c’est l’amour qui te rend si belle.
Belle remarque à vrai dire, mais pour qui la connaissait ça voulait dire : c’est pas à moi que ça arriverait, moi, j’ai pas connu ça, l’amour.
Son visage ressemblant à celui d’une sorcière était tellement ridé qu’il se suffisait à lui-même comme réponse.
C’est bien connu, les amants heureux n’ont pas de rides.
Arrivée au seuil de sa vie, voulant sans doute racheter tous ses péchés, elle se rendit chez ma mère en disant : j’ai entendu dire que René avait perdu une montre il y a longtemps et ben c’est nous qu’on l’a .Ton garçon a qu’a venir voir mon homme, c’est lui qui la porte.Imaginez ma stupeur ; 25 ans après. Bon, je décidais d’aller voir Césarine. Son vieux mari me fit voir, tout penaud, son poignet. C’était bien ma montre, certes un peu vieillie.
Césarine me dit :- il y a bien longtemps qu’on l’a, et on a payé (tous les bracelets )depuis. Alors je lui répondis :-faites en bon usage mon brave, en regardant le papy, vous l’avez Si bien soignée, vous l’avez bien méritée cette montre. Alors, je peux la garder me dit-il. Mais bien sur, elle est à vous. Ma montre avait rendu quelqu’un d’heureux, c’était bien le principal. Mais moi, j’avais raté un rendez vous. Et gagné un café de Césarine 25 ans plus tard.Ps.C’est pas bien de juger quelqu’un comme je l’ai fait aujourd’hui, et je referai plus. Mais 40 ans plus tard, il y a prescription, tout comme pour ma montre.
14:20 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
26.12.2007
L'ETAPE DE LA MORT
Il fût un temps ,je parle d’une époque qui remonte dans les années 70,au tout début du commencement de mon métier de dessinateur,ou l’on faisait 45 à 50h de travail hebdomadaire.
Ce qui ne nous empêchait pas de faire ,le soir ,après 17h quelques petites étapes en vélo avec les copains .
En ce temps là,le stress n’existait pas et l’on se permettait même de faire des niches à son voisin .
A côté de moi,il y en avait un qui dépassait tous les autres pour faire des blagues,parfois indigestes .
C’est une de celles-ci que je vais vous conter maintenant .
C’était un jeudi soir,nous étions une quinzaine équipés de nos vélos,partis pour une petite étape de montagne de 50km .
voir tracé ci-joint de votre serviteur.
Heraime n’aimait pas du tout les côtes,il n’était pas taillé pour ça,j’ai connu des grimpeurs qui étaient petits,souvenez vous de VAN IMPE .
Seulement il n’avait pas les kg en trop de Heraime .
les 27 km de montée jusqu’au col de baracuchet furent un calvaire pour heraime .
Une petite descente de 7km,juste le temps de reprendre un second souffle,il fallait remonter au col de la croix de l’homme mort .
Croyez moi si vous voulez mais Heraime était comme le col à son sommet,mort .
Les joues en feu,le souffle court et les jarrets en compote .
Jamais le vélo n’avait autant pesé dans les cotes,de plus il vibrait à chaque tour de roue.
Je me demandais bien si j’avais pas des rayons de cassés .
Les copains m’attendaient en riant ;ils avaient leur raison .
Il fallait redescendre les 15km pour rejoindre Montbrison,et là,c’est Heraime qui allait rire.
J’ai dit aux copains :-Bon j’ai fait dernier mais maintenant je fais le pari d’arriver 1° à Montbrison en partant le dernier .
Comme l’a si bien dit Crabillou , Heraime aime se vanter,faut bien quelques défauts non,tout le monde ne peut être comme Crabillou,un centaure.
Partant le dernier,au premier virage à droite Heraime doublait l’avant dernier,à la corde,et même si le vélo tressautait heraime allait faire une descente de kamikaze .
A cinq km de l’arrivé tous les concurrents avaient été doublés .
Par contre Heraime se fit une frayeur dans le dernier virage avant d’arriver à Lézigneux ,il faillit bien le rater .
Heraime possédait une minute d’avance sur le second .
Quand ils furent tous arrivés,certains étaient blancs comme des morts .
Je me demandait bien ce qui avait pu se passer,et leur demandait :
-Pourquoi vous faites cette tête .
Bein mon Néné,on ne croyait plus te revoir,tu as fais une descente de fou avec un vélo dont les roues étaient gonflées à l’eau .
Pire que ça,ils ne savaient pas toute la vérité .
Le pot aux roses fut découvert le lendemain quand Heraime porta son vélo chez son mécano.
Jamais vu ça,me dit-il ,des roues gonflées à l’eau et en plus la chambre à air a un étranglement.
Mon voisin farceur avait entouré le boyau avant de chatterton pour rétrécir le diamètre.
Quand je vous dis qu’Heraime est con mais qu'il a un merveilleux ange gardien ,vous me croyez maintenant.
Heraime ne se vantait pas de son exploit à son épouse,celle ci lui aurait sans doute remonté les
bretelles d’autant plus qu’il aurait bien été incapable
de franchir le troisième col de la soirée,celui de Luther Russe.
06:50 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
06.12.2007
RALIE TOI A MON PANACHE ROUGE
C’est vrai, en 1972, il ne fallait jamais être en retard pour voir passer la belle Ford Escort rouge, flambant neuve, de Heraime quand il remontait le soir de son travail en ville. Bien que nous soyons dans le forez elle ne dépassait toutefois pas le mur d’USSON.
De Montbrison à Chatelneuf, c’était 10 km de course de côte qu’Heraime se payait chaque jour . Heraime faisait couiner les 4 pneus de sa Ford dans chaque virage. La preuve, il me fallut les changer à 500km, je n’ai pas dit 5000.Heraime compris vite que sa paye ne suffirait pas pour changer ses pneumatiques. Par la force des choses il s’assagira bien vite après l’histoire véridique que je vais vous conter. -Faut d’abord que je vous explique l’historique.. Les Castelneuvains (habitants de Chatelneuf ) la haut sur la montagne n’étaient pas tous des culs-terreux,loin s’en faut. Dans ce petit village, il y avait même un groupe de théâtre dont heraime faisait partie, ayant pris en juillet 1973 quelques cours avec Mme Dasté, ce qui n’est pas peu dire. De plus, nous faisions, nous les jeunes, des photos en noir et blanc et nous avions même un local pour les développer. Comme quoi nous étions très en avance sur NT (notre temps).Nous organisions même des rallyes surprises, vous savez, on pose des questions, on va à droite, à gauche et on essaye de trouver les réponses. Un dimanche Heraime avait collé un gros macaron sur sa portière avec un gros N°1 pour faire ce rallye surprise. Je ne me souviens pas si notre équipe avait gagné. Dans la semaine suivante un véritable rallye, celui des monts du Forez prenait la même route qu’Heraime pratiquait tous les jours. Donc, le mercredi de la même semaine,Heraime remontait après le travail chez lui. Sur l’asphalte les roues de l’Escort faisaient entendre leur mélodie à chaque virage. A mi chemin, en sortie de virage, Heraime faillit écraser un gendarme qui l’avait entendu arriver, de loin. De très très loin. Dans un crissement de pneus ,Heraime fit un travers devant lui. Ce dernier arrivait en criant : Et alors vous vous croyez ou. Vous avez vu à quelle vitesse vous rouliez. A ce moment le Bon Dieu qui était avec moi vit arriver un deuxième gendarme qui faisait le tour de la voiture, cherchant sans doute quelques défauts, et qui me dit après avoir vu le gros macaron N°1 : -Vous vous entrainer pour le rallye du Forez de dimanche. Alors Heraime faisant preuve d’un sang froid extraordinaire répondit : Et bien oui, pourquoi, ça se voit pas.Le premier flic venait d’avaler son képi, ne s’attendant pas à une telle réponse.
Le brave deuxième gendarme reprit : -Bon, on voit que vous avez l’habitude, vous pouvez rouler mais faites tout de même attention, tout le monde n’a pas votre maîtrise, la preuve il y en a deux qui viennent de se rentrer dedans. Comme quoi une drôle de coïncidence (notre rallye surprise )me l’avait fait échappé belle.
J’ai un regret énorme, vous n’êtes pas obligé de me croire sur parole, c’est de n’avoir jamais essayé la banquette arrière de cette belle voiture en charmante compagnie. Vous ne me croyez pas, j’en étais sûr, mais vous avez tort.
06:30 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
28.11.2007
SAUTE LA,SAUTE LA
12:35 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
22.11.2007
AÏE,ça pique
Heraime devait avoir 8 ans à tout casser lorsque l’affaire qui va suivre se passait.
De ma mémoire Alzheimerienne,il m’en reste un souvenir des plus cuisants.
Toujours près de l’église de Chatelneuf ou Heraime faisait tant et tant de bêtises
se tenait une rateleuse-andaineuse enfouie en marche arrière dans les orties.
C’est quoi cette bestiole ?une râteleuse andaineuse.
Rien de moins qu’une machine agricole servant à ramasser le foin pour en faire
des roules que l’on charge à la fourche sur des chars.
Elle est faite de deux grandes roues, d’un axe articulé solidaire du timon et de la chaise en tôle ,qui supporte quantité de tiges en acier façonnées en demi-cercle.
PHOTO GOOGLE.
C’est dans ce demi-cercle que le foin s’enroule tout seul.
Une poignée permet de faire basculer vers le haut ces arceaux, le foin reste en place pour former la roule.PHOTO HERAIME
On relâche la poignée, les arceaux retombent en contact avec le sol et on continue d’accumuler le foin, jusqu’à la prochaine roule .
photo google.merci NUNUS et CANALBLOG et umeamarie;c'est la photo exacte que je cherchais .
Souvenez vous de mes vacances à chorsin et des belles roules que l’on faisait avec Joseph.
A l’époque on râtelait le foin au râteau.
Tout ceci est une petite explication de texte pour mieux appréhender ce qui va suivre.
Or, à 8 ans Heraime ne savait pas comment marchait cet engin, mais la machine enfoncée dans les orties l’intriguait.
Et la chaise en acier l’invitait à poser son arrière train dessus .Heraime, en culottes courtes monta sur le timon de bois en évitant les orties et alla s’installer, pépère, dans son fauteuil.
Une fois de plus le décor est planté.Penseur comme il l’était déjà à l’époque, il se demandait bien à quoi pouvait servir cette grande poignée située à sa gauche.
Ben, il suffisait d’essayer.. Pour voir.
Heraime tira de toutes ces forces sur la poignée quelque peu rouillée.
Les arceaux en demi-cercle auraient du se soulever.
C’est pourtant écrit dans les livres sur la mécanique des machines agricoles.
Tout d’un coup l’univers du petit rené bascula. Le Sud avait rejoint le Nord
Le timon de bois se dressa en l’air, la chaise en acier bascula, entrainant heraime
pour un saut périlleux arrière, en culottes courtes , au beau milieu des orties.
Je vous rassure, si vous souffrez d’Alzheimer,et si ça vous arrive un truc pareil,
vous vous en rappelez toute votre vie.
Heraime dansait la salsa du démon pour s’extraire de l’endroit qui lui piquait
les cuisses et les fesses. Pire qu’un Soufi en transe dansant sur des charbons ardents.
Voilà, vous avez bien ri .Vous êtes contents.
Vous en trouverez beaucoup, vous, des Heraime capables de vous amuser aussi souvent.
On en fait plus, je vous dis, on en fait plus .Le moule est cassé.
Pas besoin de martinet cette fois ci.
Heraime s’était puni tout seul de son forfait.
J’en ai encore des frissons, faut que je me gratte, et ça cuit.
Il me vient à l’idée maintenant que les pauvres bœufs qui tractaient la râteleuse devaient recevoir un sacré coup de collier dans le joug quand on relevait cette fameuse poignée
puisque le timon remontait .
Je compatis envers mes amis les animaux.
07:00 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
20.11.2007
PUNITION POUR HERAIME.BRAVO ALLIEE-NEE
PUNITION POUR HERAIME , The Héraimie's King
COPIER 10 fois le verbe POUVOIR AU PASSE SIMPLE
A LA PLUME ET A L'ENCRE VIOLETTE
JE TE DONNE LE MODELE :
Je pus
tu pus
il put
nous pûmes-A NOTER QUE LES ARGENTINS DISENT : nous,pumas
VOUS pûtes
ILS purent
Je pus
tu pus
il put
nous pûmes
VOUS pûtes
ILS purent
Je pus
tu pus
il put
nous pûmes
VOUS pûtes
ILS purent
Je pus
tu pus
il put
nous pûmes
VOUS pûtes
ILS purent
Je pus
tu pus
il put
nous pûmes
VOUS pûtes
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ILS purent
Je pus
tu pus
il put
nous pûmes
VOUS pûtes
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12:00 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
09.11.2007
UN MARTINET POUR UN DROLE D'OISEAU
Plus polisson qu’Heraime, c’était quasiment impossible à trouver quand il allait sur ces 10 ans.
Et je dois bien l’avouer, pour une fois Marco n’était pas de la partie. Dans les quelques minutes ou vous allez me suivre dans mon histoire vous verrez qu’un meurtre a été commis.
Comment une telle chose a bien pu arriver ? Heraime n’est pas méchant pourtant !!!
Ou alors il s’est assagi, ce qui est dans le domaine du possible.
Voila toute l’histoire.
C’était dans les années soixante.
Prés de l’église ou heraime avait déjà failli succomber sous la carriole tractée par Médor se tenait un petit cimetière.
C’est tranquille comme tout un cimetière et on peut y faire de grosses bêtises.
Un meurtre s’y est déroulé. De sang froid, et pourtant il faisait chaud.
Mon copain d’alors se prénommait Robert, notez qu’il l’est resté, donc ce n’est pas lui qui est mort.
Ouf, vous avez eu peur ! Mais le meurtre a eu lieu quand même et je ne me le suis jamais pardonné.
Il ne méritait pas cela, il était l’innocence même. Un petit moineau sur une branche du sapin qui surplombait ce cimetière.
Entre ce sapin ou piaillait l’oiseau existait un fossé de 2 mètres de large et profond d’autant. Une grange se trouvait de l’autre côté du fossé, sa toiture se trouvait 7à 8 m plus haut, à la même hauteur que notre moineau dans le sapin qui s’égosillait à rendre l’âme.
Déjà, il devinait ce qui se tramait .
Robert n’était pas maladroit avec une fronde. Le malheureux petit moineau ne se vit pas mourir. La petite pierre de sa fronde avait fait mouche. Mais pour les 2 galoupiots contents de leur exploit, tout ne s’arrêtait pas là. Il nous fallait être sûr du crime, on avait vu tomber l’oiseau sur le toit de la grange. Mais aller le chercher la haut était un autre exploit.
Robert me dit : tu as pas une échelle de 3m, on la montera dans l’arbre et d’une branche on passera sur le toit de la grange. Vous imaginez le topo. Heraime avait cette échelle. La monter dans le sapin n’était rien pour nos deux lascars. Ainsi fut fait.
L’oiseau dans ma poche, j'étais content comme tout ( j’ai honte de l’avouer ) ensuite
j’avais fait glisser l’échelle au pied du sapin. Une voisine, une langue de vipère sans doute, avait vu le méfait des 2 garnements et avait averti ma mère.
Souvenez vous, c’était pas la première fois que mère m’avais grondé alors que j’étais dans un arbre.
Mais là, fine mouche, elle n’avait pas fait un seul bruit, avait juste posé un doigt sur ses lèvres pour faire comprendre à Robert de ne rien dire .
Quand Heraime arriva aux derniers barreaux de l’échelle qu’il descendait à reculons, les lanières du martinet que tenait ma mère laissèrent des traces rouges pendant quelques jours.
Vous comprenez mieux pourquoi j’ai coupé quelques lanières ensuite. J’avais mes raisons.
Soyons indulgent envers ma mère, reconnaissez que le petit René n’avait pas volé ce qui lui était arrivé ce jour là.
07:00 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
20.10.2007
LA 125 CULBUTEE
Imaginez en 1960,la cour de l’habitation de mes parents,
à droite la murette du jardin et devant cette murette un petit chemin à gauche qui arrive à la route départementale .
Imaginez Heraime en culottes courtes .
Imaginez maintenant en plein milieu de cette cour la moto de mon père,une 125 culbutée posée sur sa béquille .
Imaginez une dernière fois son frère de 2 ans son aîné préparant Heraime pour une nouvelle bêtise.
VOILA , LE DECOR EST PLANTE.
La moto,,une 125 ,je vous l’ai déjà dit ,elle, sera culbutée.
Marco,disais-je donc avait trouvé rien de mieux en l’absence de nos parents partis en promenade ce jour là que de dire à heraime de monter sur cette moto qu’il avait si bien posée sur sa béquille .
Et Heraime qui ne ratait pas une occasion de faire de nouveaux exploits était partant bien entendu .
Bien assis sur le tansad,attendant les ordres de Marco,le petit René qui savait quand même faire du vélo à onze ans pensait bien qu’il n’y avait la, rien de bien compliqué .
C’est quoi une moto ? rien de plus qu’un gros vélo .
Marco disait : je vais passer une vitesse ,tu fermes les 2 poignées,celle de gauche c’est pour freiner,celle de droite quand tu lâcheras fera avancer la moto,tu tourneras la poignée comme ça et elle accélérera .
Tu n’auras qu’a tourner au bout de la cour à gauche pour monter à la route .
Heraime qui n’était pas plus intelligent à l’époque que maintenant ne s’était pas posé la question fondamentale :Oui,mais une fois à la route !!!!Que va t’il se passer !
SI CE N’EST PAS UNE TENTATIVE DE MEURTRE AVEC PREMEDITATION,AVOUEZ QUE CA Y RESSEMBLE.
Mais bon,comme j’étais plus ou moins d’accord ,c’était donc de mon plein gré,à mon insu.
Marco passa la vitesse,poussa la moto hors de sa béquille,heraime lâcha les deux poignées et accéléra.
Que croyez vous qu’il se passa ?
Heraime franchi en quelques secondes les 10 mètres qui le séparait de la murette et oublia de tourner à gauche .
Le big-bang était né à Chatelneuf .
La moto venait de culbuter la murette du jardin et le petit René venait de réussir son second saut périlleux .
Vous noterez toutefois que c’était sous l’impulsion de mon aîné,les deux fois .
Rappelez vous,la dernière fois c’était avec ce brave Médor.
Comme d’habitude mon ange gardien veillait .
Qu’on ne touche pas à un seul des cheveux de mon protégé disait-il tout haut dans le ciel
Bon la aussi, avouez qu’a la longue,les frangins,ces garnements ont fait le nécessaire de ce côté en coupant la dernière mèche de mon scalp .
Ah,il s’en passait de drôles dans ces coins du Forez à l’époque.
Le lendemain,quand père partit au boulot,il vit bien que la fourche de la moto n’était pas dans l’alignement de la route,surtout dans les virages .
Le soir quand il rentra ,son regard noir nous en dit long sur ce qu’il pensait de ses chenapans de fils .Nos yeux baissés sur notre assiette de soupe confirmaient ses pensées .
Mais ce fut tout,pas un geste,pas un mot de trop .
Tout rentrait dans l’ordre .Sauf Heraime qui n’avait pas du tout envie de devenir curé.
PS ( vous avez été si gentils hier que je vous devais bien cette note )
07:00 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
05.06.2007
LA MOBYLETTE ROUGE
La mobylette rouge.les bêtises de heraime (suite)

Dès qu’heraime a pu s’acheter sa mobylette, gagnée à la sueur de son front, pour votre bonheur, les bêtises de celui-ci se sont poursuivies. Je me souviens, c’était un dimanche. Heraime avait été dispensé de messe dominicale et avait décidé de faire une partie de pêche sur la trésaillette, petit ruisseau serpentant à travers prés, au gré de sa fantaisie, tout proche du village d’Essertines en chatelneuf..
Après avoir ramassé des vers de terre dans le jardin, heraime avait sanglé sa canne et son panier au tansad de sa mobylette. Enfilant les bottes dans les sacoches, heraime avait enfourché sa bécane pour prendre la route nouvelle. Pourquoi nouvelle, allez savoir, d’autant qu’elle était étroite, au revêtement douteux, et sinueuse à souhaits.
Les virages se succédaient à une allure folle et heraime sur sa mobylette les avalait à une allure vertigineuse. Soudain, un virage à droite pris à une allure excessive le déporta en pleine gauche vers le suivant. La visibilité était nulle, un bois de hêtres bordant la départementale des deux côtés. .
Arriva ce qui devait bien finir par arriver Heraime qui ne pouvait plus redresser sa machine, vit arriver en face de lui une DS 19.
Quelle drôle d’ID eut-il le temps de penser avant de monter sur le capot de la belle noire, de traverser le pare-brise sans le casser, de passer par-dessus le toit et de retomber tant bien que mal sur la chaussée.
Le freinage brutal du conducteur de la DS venait sans doute de sauver la vie de votre diable de blogueur, la route était bombée à cet endroit et le violant coup de frein avait écraser le nez de la DS sur la route ;heraime venait de jouer à saute-mouton.
Heraime,tout étonné d’être encore en vie se releva, remit sa mobylette sur la béquille et vit que la fourche s’était tordue, mais que sa partenaire roulait encore,heureusement.
Stupeur, dans la voiture personne ne bougeait ;heraime alla donc aux nouvelles. Ouvrant la porte de la DS, il vit un papy commotionné par ce qui venait de lui arriver.
Le papy, bégayant me dit : ça va pas la tête, pouviez pas sauter dessous, mon dieu quelle frayeur. Je lui répondis qu’il n’avait qu’à regarder dessous pour voir la profondeur du précipice. Je continuais en lui disant que c’était ma faute ; ma très grande faute et que mon assurance ferait le nécessaire pour réparer les dégâts.
Il me répondit : Faites les papiers, j’en suis incapable…Ce que je fis. Que croyez vous qu’il arriva à heraime ensuite ???
Et bien, malgré un guidon tordu, remontant sur sa mobylette rouge, heraime , se dépêcha d’attraper une dizaine de truites et retrouva la maison comme si de rien n’était. Père et mère ne surent le fond du sac que quelques années plus tard. Heraime venait de piquer sa première bûche, rassurez vous, il y en aura d’autres.
Ce n’était pas encore l’heure du rendez-vous avec Dieu le père que je soupçonne de m’avoir laissé en vie pour pouvoir vous raconter ces frasques et vous faire rire. Plus tard j’ai pensé longtemps à cette DS19 .Imaginons un instant, je dis bien, rien qu’un instant qu’à la place de la DS Heraime se retrouve face à un tube Citroën : vous imaginez le résultat. Une décalcomanie dans la calandre.
Dieu est grand ne cesse de penser le petit René. Et sans doute bien plus grand encore qu’il ne le pense. A la prochaine. Bon anniversaire Marco, grand frère,on est le 5 juin aujourd’hui.08:30 Publié dans LES BETISES D'HERAIME | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note





















